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Médias

Jean-Louis Tourre (« Top of the foot », RMC) : «Ce qui nous permet de faire la différence ? Les infos !»

Après quatre saisons de « Team Duga », Jean-Louis Tourre a pris les commandes d’une toute nouvelle émission : « Top of the foot », avec Mohamed Bouhafsi. Entre débat et informations exclusives, RMC tente d’installer un nouveau show quotidien entre 18h et 21h. Et ça marche !

Jean-Louis, en quoi « Top of the foot » se différencie des autres programmes du groupe RMC Sport ou de la concurrence ?
En imaginant cette émission, on s’est demandé quels étaient les ingrédients qui fonctionnaient sur RMC. La polémique, le talk, le débat font partie de l’ADN du groupe. Et pour cela, nous avons toute une Dream Team, des anciens joueurs ou entraîneurs, qui disposent de la crédibilité pour pouvoir s’exprimer et débattre. Il y a l’interactivité, avec la possibilité pour n’importe quel auditeur de prendre la parole. De l’humour, avec Julien Cazarre. Et, ce qui nous permet de faire la différence : l’information. Avec Mohamed Bouhafsi, qui pour moi est le journaliste le mieux informé de la place de Paris, nous avons ce petit plus pour pouvoir nous identifier comme programme d’information. Nous sommes calés entre deux monstres de la grille, d’un côté le Moscato Show et la personnalité incomparable de Vincent Moscato, de l’autre l’After, LE grand rendez-vous sport du soir, avec une équipe et des personnalités installées depuis des années. Il fallait pouvoir se différencier et essayer d’exister. C’est ce que l’on fait sur le terrain de l’information.

Avec toutes les difficultés que cela implique. L’information exclusive, les coulisses, le mercato, c’est un univers complexe, qu’il faut maîtriser. D’autant plus difficile quand il faut fournir de l’information quotidiennement !
C’est clairement un domaine dans lequel je ne suis pas et pour lequel j’ai beaucoup de respect. Mohamed Bouhafsi et Antoine Wargnier, le producteur de l’émission, sont bien plus forts que moi pour ça. Je trouve ça énorme ce qu’ils font, d’avoir un carnet d’adresses et des informations avant les autres. Je ne suis pas très fort dans l’info, je n’ai pas ce bagage. De temps en temps, je peux caler un Espagnol à l’antenne, parce que j’ai été correspondant à Madrid autrefois (rire), mais c’est tout. J’apporte autre chose à l’émission (sourire).

« Julien Cazarre est un sniper bourré de talents »

La réussite d’une émission passe aussi par l’entente et l’harmonie entre ceux qui la présentent, qui y participent. Après quatre années avec Christophe Dugarry, c’est parti avec Mohamed Bouhafsi. Une personnalité différente ?
C’est vrai, le duo avec Mohamed est important. Pour que ça marche, l’harmonie doit être totale, avec tout le monde. Mais entre Mohamed et moi, c’est déjà acquis. On s’estime, au-delà du cadre professionnel. On est amis. Il fait des choses que je ne sais pas faire et réciproquement. Il donne son avis et ses infos quand moi je suis plus sur la « mécanique d’antenne ». On est complémentaire, il n’y a pas de concurrence. Et si notre harmonie se voit, se sent à l’antenne, que la mayonnaise prend bien et que la fluidité opère, ça sera très bon pour l’émission.

Pour harmoniser l’équipe et l’émission, vous avez l’incontournable Julien Cazarre. Vous qui pilotez l’émission, est-ce qu’il vous arrive parfois d’avoir « peur » de Julien ? On sait qu’il est capable d’aller loin et qu’il est très bon pour ça, aussi…
Peur, non, jamais. Pour moi, c’est tellement un plus énorme de l’avoir qu’a aucun moment il ne me fait peur. Il me fait tellement marrer… C’est très facile de bosser avec lui. Il est sur le créneau de l’humour, il peut se permettre beaucoup de choses. Je suis le garant de l’antenne, d’ailleurs ça l’énerve un peu mais c’est mon rôle, donc je lui donne seulement les sujets qu’il doit traiter parce qu’il annonce le débat qui sera le nôtre après son passage. C’est la seule chose que je puisse « contrôler », le choix du sujet. Le reste… Mais je n’ai pas peur du dérapage car il réfléchit à ses vannes avant de les faire. J’aurai plus peur du « dérapage » d’un consultant qui tente de faire de l’humour sans trop savoir où il met les pieds, par exemple. Je serai plus attentif à ça, parce que dans le direct, tu ne te rends pas toujours compte.
 
Donc aucune barrière pour Julien Cazarre, il a carte-blanche ?
Ah mais c’est si on commence à lui mettre des barrières que ça devient problématique avec Julien (rire). C’est un sniper, il est bourré de talents. Il n’y a pas besoin de lui donner de consigne ou de barrière. Il faut le laisser faire, c’est là qu’il est le meilleur, quand il est libre.
 
Julien Cazarre aime bien tailler, balancer. Si je vous offre l’opportunité de lui mettre une petite semelle avec un inavouable sur Julien. Une anecdote, quelque chose que les gens ne savent pas sur lui ?
Sur Julien ? C’est dur… Non, je ne vois pas. Vous savez, j’ai un coté Michel Drucker moi, j’aime bien tous les mecs avec qui je bosse. Et c’est sincère ! Julien ? Oh, il a parfois un petit côté « J’ai un avis sur tout ». Mais comme beaucoup (rire).

« Correspondant à Madrid, une super expérience »

Vous évoquiez votre rôle dans l’émission comme celui de gestionnaire d’antenne, de cadre à l’émission. Mais vous prenez aussi la parole avec des avis parfois bien arrêtés. C’est voulu ou c’est plus fort que vous ?
C’est un sujet sur lequel j’ai beaucoup réfléchi… Je bosse dans le journalisme depuis 2007 et à RMC depuis 2013. Et quand j’ai commencé à RMC, je me suis retrouvé sur des plateaux TV à devoir donner mon avis. Mais j’avais un vrai problème de légitimité car j’étais assis à côté de Christophe Dugarry, Jean-Michel Larqué ou encore Luis Fernandez. En quoi mon avis peut intéresser quand vous avez des gars comme ça à côté de vous ? Et puis, avec le temps, je me suis dit que mon avis pouvait peut-être être pertinent. Je bosse depuis 15 ans, j’ai côtoyé des personnalités avec une grande expérience et de la légitimité, donc pourquoi ne pas faire partager mon expérience ? Je ne suis pas Daniel Riolo, c’est certain, mais j’ai accompagné des leaders d’opinion donc je peux avoir des choses à dire.
 
Est-ce le terrain ne vous manque pas trop ? Vous avez connu ça à Madrid, dans un rôle de correspondant, avec le suivi du Real Madrid, Zinedine Zidane… Aucune envie de revenir sur les pelouses ?
C’était une super expérience. J’ai vraiment pris le temps de découvrir tous les aspects de ce que je considère comme le métier de journaliste, le « vrai ». Aujourd’hui, j’ai plus le sentiment de faire de la présentation, et j’adore ça. Mais le terrain, au quotidien, les matchs, les conférences de presse, nouer des liens avec les joueurs, se spécialiser dans un domaine… C’est quelque chose de spécial. Et même si je considère cela comme du journalisme pur et dur, je sais aussi les contraintes que ça représente. Il fallait que je passe par là pour comprendre, et passer un cap. Mais aujourd’hui, je suis très heureux de ce que je fais. Depuis mon école de journalisme, j’entends qu’il n’y a pas de travail, qu’il n’y a pas de place pour tout le monde donc j’ai toujours cette idée en tête. Donc à chaque fois que j’ai une opportunité professionnelle, je me dis que j’ai de la chance. Et puis, le terrain, j’ai le bonheur d’en faire encore puisque nous avons des émissions délocalisées sur les matchs de Ligue des Champions, dont la chaîne a les droits. Oui, j’ai beaucoup de chance (sourire).

"Top of the foot", à retrouver tous les jours sur les antennes de RMC, de 18h à 21h