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EXCLU - Benterki : « Les stars étrangères qui ne parlent pas français, ça me gêne »

Passé de la presse écrite à la télévision, Messaoud Benterki grandit chaque saison un peu plus sur Canal Plus. À la tête de « Jour de Foot » depuis quatre ans, le journaliste laisse également traîner son micro sur les terrains et dans les couloirs de vestiaire. Entretien.

Vous êtes régulièrement au micro lors des grandes affiches foot de Canal +. Qui sont les meilleurs clients en Ligue 1 ?Ce ne sont pas forcément ceux qu’on attend dans les grands clubs. Ils sont souvent dans des équipes un peu moins médiatisées comme avec Pascal Dupraz, l’entraîneur d’Évian ou Hubert Fournier à Reims. Mais il y a d’autres « bons clients », dans le sens où ils assument leurs responsabilités. Je pense notamment à Blaise Matuidi, au PSG, qui répond toujours présent. Mamadou Sakho aussi. Même quand il était moins bien, il venait régulièrement au micro.

Et quels joueurs prennent le moins à cœur leur devoir médiatique ?

Ce qui me gêne le plus, ce sont les stars étrangères qui débarquent en Ligue 1 et qui ne font pas assez rapidement l’effort de s’exprimer en français : Lucho à l’OM, Lisandro à Lyon, puis aujourd’hui au PSG avec de nombreuses stars étrangères. Que des joueurs de cette dimension ne prennent pas la peine de s’exprimer en français, c’est vraiment dommage. D’ailleurs, c’était un peu une tradition à Paris, lors de l’ancienne grande époque du PSG. Aujourd’hui, ce n’est plus vraiment le cas. Ancelotti l’a fait par exemple, je trouve cela remarquable.

Cela fait également quatre saisons que vous présentez « Jour de Foot », c’est une fierté pour vous ?

C’était une fierté d’avoir été nommé à la tête de cette émission et c’est surtout appréciable de s’inscrire dans la durée. Avant, la durée d’un présentateur de « Jour de Foot » était assez faible. Aujourd’hui, ça a évolué…

Une émission mythique qui a perdu un peu de sa grandeur avec l’arrivée du CFC (en clair) et la perte de certains droits télé. Ce n’est pas compliqué de jongler avec ces éléments ?Non. La priorité absolue, ce sont les images, les matchs et les déclarations fortes de la soirée. La fabrication de l’émission, elle, n’a pas changé. Après, en terme d’affiches, effectivement on est obligé de s’adapter du fait de l’éclatement de la journée. C’est moins prestigieux en apparence mais à l’arrivée il y a toujours des surprises, des buts et des histoires.

Lire l’intégralité de cette interview dans les colonnes du 10 Sport, en kiosques actuellement.

Sacha Nokovitch