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Voile - Damien Seguin : « J’étais sur un petit nuage »

Coupe d’Europe 2.4. Vainqueur en Hollande, le skipper de l’équipe de France a confirmé son retour aux avant-postes sur la série paralympique.

Damien Seguin a frappé un grand coup lors de la manche de Coupe d’Europe de 2.4, disputée en Hollande. Le skipper de l’équipe de France paralympique s’est imposé en glanant six des neuf manches, pour devancer l’Allemand Heiko Kroeger, 2e et l’Australien Matt Bugg, qui complète le podium. Le Tricolore a littéralement survolé l’épreuve et confirmé le succès acquis il y a un peu plus d’un mois à Hyères, lors de la manche de coupe du monde française.

Damien Seguin, vous attendiez-vous à être aussi fort à Medemblik ?
Je ne croyais pas que je serais aussi bien. Dès le début, j’ai eu d’excellentes sensations et j’ai bien régaté. Au fil des manches, j’allais de confirmation en confirmation. J’étais sur un petit nuage.

Avec quel bateau avez-vous navigué ?
À Medemblik, j’ai opté pour l’ancien bateau. Celui avec lequel j’ai disputé les Jeux de Londres. Je suis toujours dans la démarche d’avoir deux bateaux prêts pour Rio, afin d’avoir le choix. Mais si je continue ainsi, choisir va vraiment être compliqué.

Quels enseignements avez-vous tiré de cette manche de Coupe d’Europe, dominée de la tête et des épaules ?
Aux Pays-Bas, où les conditions météo n’étaient pas simples en raison du vent, j’ai vérifié que les options, en termes de matériel étaient bonnes. Il y a encore des ajustements à faire, notamment sur la solidité du matériel, mais à un peu plus d’un an, c’est intéressant d’être dans la recherche du détail et pas dans le débroussaillage.

Comment expliquez-vous votre retour en forme ?
Le travail foncier effectué pendant l’hiver, plus important que ces deux dernières années, paie. Mais je pense surtout que ces résultats sont liés à mon état d’esprit. Je suis déterminé et serein. Il est plus facile de concilier les régates en 2.4 et les objectifs du Tour de France en Diam 24 sur un bateau estampillé Fondation Française des Jeux - Des Pieds et des Mains, que le 2.4 et les courses au large. J’ai aussi trouvé un équilibre personnel en déménageant avec ma famille à Auray. Ce n’était pas simple de bouger tout le monde, mais j’en ressens déjà les bienfaits. Être à proximité de l’ENV me permet de mieux m’entraîner et d’avoir des temps de récupération plus importants après les entraînements et après les épreuves. Sans oublier également la dynamique du groupe d’entraînement, emmené notamment par Kévin Cantin, 6e en Hollande.

Quel est votre programme désormais ?
Dans dix jours, je serai à Weymouth, sur le plan d’eau des derniers Jeux. La concurrence ne sera pas au complet mais j’ai besoin de continuer à naviguer pour progresser encore et affiner mes repères. Le 18 juin, nous aurons notre dernière session d’entraînement à bord du Diam 24 FDJ-Des Pieds et des Mains pour bien préparer le Tour de France qui démarrera le 3 juillet. 

Jérôme Savary

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