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Handisport

Rehm : « Il y a des gens à qui cela déplaît que des handisports puissent égaler des valides »

Champion d’Allemagne de la longueur avec un bond supersonique de 8,24 m, Markus Rehm n’a pas été autorisé à participer aux championnats d’Europe valide de Zürich. Les instances jugent, pour le moment, sa prothèse comme étant un avantage pouvant nuire à l’équité sportive. « Je suis un homme avec un handicap, explique Markus Rehm. J’ai connu un grand malheur dans ma vie. Après cela, j’ai dû réapprendre à tenir debout sur mes jambes, à courir. J’ai eu ma prothèse de sport seulement en 2009. Je n’étais pas professionnel. C’est seulement six mois avant les Jeux de Londres que je me suis plus concentré sur le sport en travaillant à mi-temps. Et mes résultats ont commencé à décoller. On doit apprendre à apprivoiser une prothèse pour marcher puis courir, et à avoir confiance en elle. Ça prend du temps. »

Mais pour Markus Rehm, le problème n’est pas technologique mais bien humain. « Il est sûr que la technologie va encore faire des progrès et qu’établir des règles est nécessaire pour l’avenir. L’IAAF doit s’en préoccuper, ça fait trop longtemps que ça traîne (…) Il y a des gens à qui ça déplaît que des handisports puissent égaler des valides. C’est dommage. Ces prothèses existent depuis des années et si les performances s’améliorent, c’est que les athlètes sont forts et que leur entraînement s’améliore. »