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Handispot

L’avenir du handisport français se prend aux Jeux

La France sera représentée aux Jeux Européens paralympiques de la Jeunesse, fin juin, en Finlande. Ce rendez-vous est formateur à plus d’un titre pour les espoirs tricolores ayant entre 12 et 20 ans. Un vrai tremplin vers le très haut niveau.

La formation passe par des rendez-vous clés. Les Jeux européens paralympiques de la jeunesse, organisés tous les deux ans depuis 2015, proposent aux champions de demain de se tester à l’international dans un format ressemblant aux Jeux paralympiques. Cette année, la France sera représentée dans cinq disciplines de la Fédération Française Handisport, ainsi qu’en judo et en sport adapté (8 sportifs au total sur ces deux fédérations). « La délégation sera sous la tutelle du Comité Paralympique et Sportif Français mais la FFH y sera la plus représentée, explique Pierrick Giraudeau, DTN en charge du haut niveau et de la performance à la FFH. L’athlé, le tennis de table, la natation, le basket et la boccia seront en lice. » Au total, ce sont 47 sportifs de la FFH qui seront à Lahti, en Finlande, du 25 au 30 juin.

Épreuve de référence

Présente en 2015, la France avait fait l’impasse en Croatie, il y a deux ans. « Les dates étaient peu propices, explique le référent haut niveau de la FFH. Nous estimions aussi qu’il était plus intéressant, en termes d’adversité, d’engager nos jeunes sur des épreuves seniors proposées à des périodes plus favorables. » En 2015, le niveau et le taux de participation ne correspondaient pas forcément aux attentes des staffs français. L’édition 2017 a rimé avec essor. De plus en plus de nations se sont engagées et le niveau a grimpé de plusieurs crans. Et cette année, l’épreuve, programmée en fin de saison, peut être préparée de la meilleure des manières. « Nous y allons donc avec enthousiasme et fierté », appuie Pierrick Giraudeau. Les intérêts d’un tel événement, où la France comptera aussi 30 cadres, sont multiples. En termes d’expérience sportive mais pas uniquement. « Cette compétition entre dans le cadre du projet de performance mis en place pour chacun des collectifs France relève, reprend Pierrick Giraudeau. Nous voulons apporter une offre de stages et de compétitions à ces sportifs ayant entre 12 et 20 ans. C’est l’épreuve de référence en 2019 pour ce public. »

Un avant-goût des Jeux paralympiques

Comme aux Jeux paralympiques, les champions de demain vont donc être soumis à un ensemble de cérémonies protocolaires, ils vont découvrir la vie dans un village et l’esprit de groupe propre à une délégation. « Un team » à souder et à animer. Les sportifs concernés ont également dû suivre un chemin de sélection. Là encore, il s’agit d’une bonne préparation à ce qui les attend pour participer aux épreuves internationales de référence en senior. « L’intérêt de cette épreuve est aussi de familiariser les sportifs à un parcours de sélection, développe Jérôme Humbert. Si les résultats sont importants, les critères reposent aussi sur leur potentiel, leurs conditions d’entraînement et leur investissement. » Certains de ces espoirs pourront, en fonction de leurs performances, viser au plus vite des épreuves internationales en senior. D’autres seront forcément motivés à l’idée de goûter à nouveau aux voyages. « C’est un déclencheur intéressant. Une grande partie des Français présents en 2015 sont aujourd’hui dans les collectifs A ou à leurs portes », pose Sami El Gueddari, l’un des architectes, avec Jérôme Humbert, du parcours de sélection pour ces Jeux. Lathi, un temple du mouvement paralympique finlandais, sera aussi de nature à accroître la motivation de chacun. « Le projet de performance court de 2017 à 2020 mais il a une visée pour 2024 », reprend Pierrick Giraudeau. Ces Jeux constituent donc une première étape de choix.