Accès direct au contenu

Insurmontable

JO 2012 : les quatre manques qui ont achevé les Bleues

L’équipe de France féminine s’est inclinée en demi-finale du tournoi olympique de football, battue par les Japonaises (2-1). Il faut dire que les Bleues ont souffert de manques qui, à ce niveau, paient cash.

Une faute de main irrémédiable
C’est le genre d’erreur qui détruit un match. Demandez au célèbre Arconada, auteur d’une boulette mémorable en finale de l’Euro 84 remporté par la France, si ce n’est pas le cas. Alors que les Françaises tenaient le ballon, et le bon bout. Sarah Bouhaddi a commis la boulette qu’il ne fallait pas. Des gants en peau de pêche à la réception d’un coup franc lointain, et le Japon, jamais dangereux jusqu’alors, menait 1-0. Un coup de poignard dont les Françaises n’ont pas pu se relever. Offrir un tel cadeau en demi-finale olympique devait forcément se payer cash.

Thiney totalement absente
L’équipe de France avait quelques certitudes dans son jeu dans cette compétition et notamment son côté gauche avec le duo Bompastor-Thiney, rampe de lancement régulière du jeu français. Mais face à cette équipe japonaise, Bruno Bini n’a pas pu compter sur les chevauchées et la qualité technique de la joueuse de Juvisy. D’ailleurs, c’est au moment où Thiney a laissé sa place à Le Sommer que les Françaises se sont montrées bien plus entreprenantes.

Camille Abily, pari perdu
Comme en quart de finale face à la Suède, Bruno Bini avait décidé de miser sur un drôle de pari : se priver de Camille Abily au milieu de terrain pour associer deux filles au profil plus défensif, Soubeyrand et Bussaglia. Au final, pas sûr que l’option ait vraiment été gagnante. Les Françaises ont manqué de créativité au milieu de terrain et la justesse technique d’Abily a eu tout de suite son effet lorsque la numéro 10 des Bleues est entrée en jeu.

Sans réalisme, pas de qualif
Bien sûr, les Françaises, et plus particulièrement Bussaglia vont cogiter longtemps sur ce penalty manqué alors que les Françaises avaient réussi le plus dur en revenant à 2-1 grâce à Le Sommer. Mais ce penalty n’est qu’une pièce de plus à charge dans le dossier « manque de réalisme » des Bleues. Car les joueuses de Bruno Bini n’ont pas attendu cet échec sur le petit point blanc pour montrer un déchet qui ne pardonne pas dans la finition. Passer le cap des 25 tirs au but et n’en marquer qu’un seul, en demi-finale olympique, cela devait forcément se payer cash. Ca n’a pas loupé.