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Handisport - Guislaine Westelynck : «Je me sentais prête»

Ancienne nageuse de haut-niveau, Guislaine Westelynck (57 ans), présidente du comité des Bouches-du-Rhône, a été élue présidente de la FFH jusqu'à la prochaine élection, prévue en avril. Entretien.

Présidente, votre élection peut surprendre…
Dans un premier temps, nous avons pensé au vice-président délégué qui devait assurer l’intérim jusqu’au prochain comité directeur (13 janvier). Là, je me suis dit que c’était peut-être l’opportunité de présenter ma candidature.

Pourquoi ?
J’ai l’avantage de connaître les dossiers. De connaître la Fédération Handisport jusqu’au bout des ongles parce que je suis dedans depuis l’âge de 14 ans (sportive, dirigeant, secrétaire de la FFH). Ça me semblait légitime. Je me sentais prête à assumer cette tâche-là.

Serez-vous dans la continuité du projet de l’ancien président ?
Absolument. J’avais adhéré au projet de Frédéric Delpy (qui a démissionné pour des raisons personnelles). Je ne vois donc pas pourquoi, maintenant, je trouverai des choses à redire.

Comment concevez-vous ce rôle ?
J’estime que j’ai davantage de devoirs que de droits. Rien ne m’a fait peur, sans prétention aucune. Je m’appuie sur les équipes administratives et sportives. J’ai besoin de tout le monde. Nous devons travailler dans la sérénité et dans l’apaisement. Il faut mener les projets et les équipes… Ça, je sais le faire.

« Les femmes osent de plus en plus casser ce plafond de verre que l'on a toutes au-dessus de nous »

Vous êtes donc la première femme présidente de la FFH ?
Oui. Cela démontre que les femmes osent de plus en plus casser ce plafond de verre que l’on a toutes au-dessus de nous. Je ne veux pas charger la gent masculine parce que nous sommes complémentaires, mais les femmes osent s’affirmer et montrer leurs compétences. Notre sensibilité féminine nous permet d’appréhender les choses de manière un peu différente. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes laxistes.

Emmanuelle Assmann à la tête du CPSF, vous à la FFH… Le sport handi fait sa révolution au féminin !
C’est une grande fierté parce que je crois que le monde du handicap est un peu précurseur de ce que pourrait être l’avenir. Je ne dis pas que toutes les femmes vont être présidentes de toutes les fédérations… Mais c’est un signal que l’on donne au Ministère qui souhaitait féminiser le mouvement sportif.

Êtes-vous dans l’optique de vous présenter lors de la prochaine élection, prévue en avril ?
Oui. La Fédération a besoin de stabilité. Après, un autre candidat peut se dévoiler et convenir.

Entre la fin des Jeux de Rio et aujourd’hui, le temps semble être passé très vite… Trop vite dans l’optique de Tokyo 2020…
Toutes les équipes sont en marche. Tout est installé et il n’y a pas de raison que ça change. Cela serait une gabegie de revenir là-dessus. Je suis enchantée du programme proposé par la DTN pour préparer efficacement Tokyo et Paris 2024.

Comment appréhendez-vous premiers Jeux paralympiques comme Présidente (à PyeongChang, 9-18 mars) ?
Le plus calmement possible. Ce n’est pas le président qui se met sur les skis. Je fais donc confiance aux athlètes et au staff. Je sais qu’ils sont prêts. J’espère que l’on va avoir de super-résultats mais je resterais très modeste parce que ceux-ci sont avant tout le fruit du travail de la direction sportive.

Jérôme Savary