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Handisport

Handisport - Voile : L’équipe de France a pris ses repères à Rio

L’équipe de France de voile a bien profité de dix jours de stage à Rio pour prendre ses marques à moins d’un an des Jeux paralympiques 2016. Jean-Jacques Dubois, le directeur sportif de la discipline estime que les informations prises sont très intéressantes.

La France avait décidé de prendre à contrepied la concurrence. Au lieu de se rendre au Brésil, à Rio, juste un an jour pour jour avant les Jeux paralympiques, la délégation française, pressentie pour les l’épreuve, s’est calée sur les conditions climatiques. « Il nous semblait préférable de s’entraîner par des conditions similaires ou proches de celles que l’on pense trouver à Rio lors des Jeux », explique Jean-Jacques Dubois. Les Bleus, parmi lesquels on retrouvait Damien Seguin, ont été servis. « Nous avons pu naviguer tous les jours durant dix jours, développe encore le directeur sportif de la discipline à la Fédération Française Handisport. Les vents ont été très différents d’une séance à l’autre. On a aussi pu mesurer l’importance des renversements de marée. » Sans oublier les surprises en matière de direction de ces mêmes vents…

Une eau vraiment sale

Les Français ont également profité de ce stage pour s’étalonner face à la concurrence. Les Australiens, les Anglais et les Brésiliens ont en effet pris part à certaines séances. « Ce n’était pas systématique car nous voulions aussi vivre notre vie. Notamment en 2.4, pour Damien Seguin. » Le champion paralympique 2004 s’est en effet mesuré à son entraîneur Thierry Poiret, mué en sparring-partner à Rio. Le sonar (Jourdren, Flageul et Vimont-Vicary) a lui apprécié de se tester face à de belles nations. Des séances d’autant plus intéressantes qu’elles se sont déroulées sur les plans d’eau pressentis pour les épreuves olympiques et paralympiques. L’occasion de aussi de constater à quel point l’eau est sale. « Il est impossible, sans test, de savoir le degré de pollution bactérienne, mais c’était vraiment très noir, souligne Jean-Jacques Dubois. C’est dommage car tout le reste était magnifique. » Néanmoins, cela n’a eu aucune incidence sur la navigation et le travail des troupes.

« On ne retrouve pas encore l’ambiance spécifique »

Outre l’aspect sportif, le clan tricolore a aussi glané de précieuses informations quant à la logistique. Certes, les protégés de Dubois n’ont pas pu utiliser la marina olympique, encore en travaux, mais ils ont été hébergés dans l’hôtel qui sera le leur pendant les Jeux. « Nous avions quinze à vingt minutes à pied, mais cela sera plus simple durant la compétition. Par ailleurs, Nicolas Vimont-Vicary, aveugle, a pu prendre ses quartiers. C’est toujours important. De même, nous avons vu qu’il serait difficile de faire sécher les vêtements à l’hôtel. Cela vaut surtout pour Damien en 2.4, car ces bateaux sont vraiment très près de l’eau », détaille le DS. Le facteur vestimentaire a aussi occupé les esprits. En effet, même s’il fait beau, le choix des habits sur l’eau ne sera pas aisé. Il faudra trouver le bon compromis.

Un aspect faisait peut-être défaut. L’effervescence. A moins d’un an des Jeux, Rio l’esprit olympique et paralympique est loin d’avoir envahi la ville brésilienne. « Oui, on ne retrouve pas encore cette ambiance si spécifique. Il n’y a aucun signe distinctif faisant penser aux JO. Pas de panneau Welcome Rio, par exemple », explique Jean-Jacques Dubois. Les Brésiliens, au même titre que les « voileux tricolores », ont encore un an pour peaufiner leur préparation.

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