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Handisport

Handisport - Thomasson : «Le cécifoot fait partie intégrante de notre sport»

Le club de Don Bosco Nantes organise à Bouaye (tout près de Nantes), les finales de la Coupe de France de cécifoot samedi 28 et dimanche 29 avril. Emmanuel Petit, champion du monde 98 et Adrien Thomasson, milieu de terrain des Canaris, sont les parrains de la manifestation.

L’histoire s’étire dans le temps. « J’ai fait connaissance avec certains joueurs il y a deux ans, explique Adrien Thomasson, parrain de la finale de la Coupe de France, disputée à Bouaye (Loire-Atlantique), samedi 28 et dimanche 29 avril. Lucas Deaux, un ancien joueur du FCN (aujourd’hui à Guingamp) était proche du club. Alors qu’il avait fait venir un joueur de Don Bosco à La Jonelière, notre centre d’entraînement, j’ai pu échanger. Nous avons fait cinq penalties et je n’en ai pas mis un seul. Ces joueurs qui évoluent les yeux bandés sont un peu des génies. »

Comme au mois de décembre, lors de la phase de championnat de France programmée à Nantes, le milieu de terrain savoyard du FCN accompagne l’événement. « C’est forcément important d’avoir des professionnels comme parrains ou ambassadeurs », se réjouit Charly Simo, le nouveau directeur sportif de la discipline.

« Quand un joueur marque, c’est un vrai partage avec le guide »

Pour Adrien Thomasson, la démarche est naturelle et sincère. Pour lui, le cécifoot est « partie intégrante » du football. S’il le compare beaucoup au futsal, en raison des dimensions du terrain et de la cage et du nombre de joueurs, il y retrouve aussi ce qui fait la valeur et les caractéristiques du foot à 11. « Il y a les mêmes logiques d’opposition. Il faut marquer des buts, bien défendre. Il y a cette joie quand on y arrive. Après, j’ai aussi été très sensible à la complicité qui existe entre les guides et/ou entraîneurs et les joueurs. Quand un joueur marque, c’est un vrai partage avec le guide. »

Le Canari, passionné de sport en général, suit, dès que l’occasion se présente, le handisport. « À travers les Jeux paralympiques qui sont mieux diffusés à la télé désormais. » Présent lors du tirage au sort, le pensionnaire du FCN, en fin de contre et annoncé vers l’Allemagne (Mayence, Schalke 04) ou Strasbourg, apprécie un peu toutes les disciplines. « Avec un point faible pour le tennis et le basket en fauteuil. J’ai eu l’occasion de tester le basket en fauteuil lorsque je jouais à Evian. Je me suis rendu compte à quel point il fallait avoir une bonne condition. Il faut des bras et du cardio… »

Bordeaux et Boulogne favoris

Le FC Nantes est aussi partie prenante de l’aventure. Avant le derby contre Rennes, la Coupe de France a été annoncée aux 32 500 spectateurs de la Beaujoire. Une photo d’Adrien Thomasson et de Jérôme Pénisson, International et chef de file de Don Bosco, étant diffusée sur les grands écrans du stade. « Nous avions l’idée d’organiser un match entre Don Bosco et quelques pros mais le calendrier nous a contraint à y renoncer, explique-t-on du côté du club aux huit titres de champions de France. Ce n’est que partie remise… »

En matière de résultats, Don Bosco et son leader peuvent espérer décrocher bon résultat en B1 (aveugle ou presque). « Bordeaux, le tenant du titre, est toujours au-dessus mais ensuite c’est très ouvert », estime l’entraîneur Anthony Heurteau. Chez les mal-voyants, Boulogne-Billancourt, dernier lauréat, est favori à sa succession. 

Jérôme Savary

Finale de la Coupe de France à Bouaye. Stade Tougeron – Samedi 28 avril de 9 h à 18 h et dimanche 29 avril de 9 h à 11 h 30. Remise des récompenses dans la continuité des finales.