Accès direct au contenu

Handisport

Handisport – Tennis de table : Le nouveau sacre de Stéphane Molliens

Stéphane Molliens, pongiste de Moulins-lès-Metz, sans être au top de sa forme, s’est adjugé le titre de champion de France classe 2. Son deuxième de suite, son huitième au total. À 42 ans, il réfléchit aussi à la suite.

Stéphane, comment appréciez-vous ce huitième titre de champion de France, votre deuxième de suite aussi ?
J’ai toujours eu une affinité particulière pour cette épreuve. C’est un titre, un beau titre. Évidemment, l’absence, afin de se préserver de quelques soucis de santé, de Fabien Lamirault (champion d’Europe, du monde et paralympique en simple) a tronqué la compétition. L’intransigeance qu’il amène dans son jeu et son attitude rejaillit sur les meilleurs. Mais ce titre me fait très plaisir, d’autant que dans notre catégorie (Classe 2), il y a toujours eu de la concurrence.

Il fallait trouver la motivation…
C’est de ça dont je suis le plus fier. Après les Jeux paralympiques, il n’est pas toujours facile de repartir de l’avant. Je suis content d’avoir trouvé les ressources mentales pour l’emporter. Actuellement, mon niveau n’est pas top. Je joue sur mes acquis, je bricole un peu mais ça ne se passe pas si mal puisque j’ai fait une demi-finale d’open coefficient 40, une finale aux championnats du monde par équipe et ce titre de champion de France.

Comment avez-vous vécu ce championnat du monde par équipe et cette défaite en finale ?
Gagner aurait été un exploit ! Nous devions et avons relativisé. Nous n’avions pas préparé ce rendez-vous comme les précédents grands championnats. Il se situait assez tôt dans la saison, sa formule était différente, puisque nous jouions uniquement l’épreuve par équipe. Depuis les Jeux, soit environ huit mois, nous n’avions pas joué une seule fois en double avec Fabien (Lamirault). Nous avons assumé ce fait. Après le Grand Chelem réussi entre 2013 et 2016 (deux titres européens, un titre mondial et paralympique), cette rupture peut être un mal pour un bien. C’est une bonne piqûre de rappel. Une fois nos petits pépins physiques et mentaux dépassés, nous allons nous mettre au travail pour les championnats d’Europe, prévus e septembre. Le premier objectif que nous nous sommes fixé cette saison.

« Fin 2017, je ferai un bilan pour savoir où j’en suis »

Justement, comment s’est déroulé votre retour à la compétition ?
J’ai pris mon temps ; J’en avais besoin. Il fallait aussi surfer sur les vagues médiatique, sociale et institutionnel créées par notre réussite aux Jeux paralympiques. Rendre aussi ce que le ping nous a apporté. J’ai donc repris début mars mais la flamme n’était pas forcément au rendez-vous. J’ai donc pris mon mal en patience. Mais je sens que ça revient. Je vais donc retrouver un rythme soutenu car ce que je fais actuellement ne suffira bientôt plus.

Parlez-nous un peu de votre avenir ?
Je vais participer aux tournois de Barcelone (Espagne, Coefficient 20) et de Bayreuth (Allemagne, Coef 40). Je vais ensuite entrer pleinement dans la préparation aux championnats d’Europe (26 septembre au 5 octobre) à Lasko en Slovénie. Ayant gagné mes sélections pour cette épreuve grâce aux résultats acquis aux Jeux paralympiques, je ne me voyais pas refuser ces épreuves. Mais à la fin de l’année 2017, je ferai un bilan pour savoir où j’en suis. Si mentalement, je suis prêt à fournir les efforts pour continuer.

Jérôme Savary