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Handisport - Tennis de table : Fabien Lamirault reste sur le toit du monde

Le pongiste tricolore a décroché un deuxième sacre mondial consécutif à Celje, en Slovénie. Comme il y a deux ans aux Jeux paralympiques de Rio, Fabien Lamirault a terrassé le Polonais Czuper en finale.

« Je n’ai jamais douté que j’étais capable d’avoir ce niveau-là » Fabien Lamirault (classe 2) a remis les points sur les « i » lors des championnats du monde individuel (17-21 octobre). Si la France a totalisé quatre médailles, il est le seul à être en or. « Je suis très content et fier de gagner mais être le seul ne me ravit pas. J’aimerais que d’autres Français qui bossent aussi très dur montent le podium et gagnent. »   

« Fier d’avoir offert la Marseillaise »

Lui a apporté une belle réponse après des championnats d’Europe 2017 ratés et marqués par une élimination en quart de finale. « Nous avons connu des moments difficiles après Rio, mais il fallait digérer cette olympiade, avait-il déclaré à ce moment-là. Cette saison, lors d’un tournoi en Slovaquie, il avait déjà affiché des signes de retour en forme. « Je suis très heureux car il a su rebondir, se réjouit le directeur sportif de la discipline pour la FFH, Stéphane Lelong. D’ailleurs, les quatre médaillés de ces Mondiaux ne l’étaient pas au dernier Euro. C’est de bon augure pour les Jeux de Tokyo. » 
     
Appliqué et serein en début de tournoi, combatif et inventif lors des tours suivants, le Français signe donc une passe de trois exceptionnelle. « Après les titres de champion du monde 2014 et de champion paralympique 2016, je démontre que je suis toujours là sur les très grands tournois. »Ceux qui comptent vraiment en somme. « Je suis fier d’avoir offert la Marseillaise au clan France, ajoute-t-il. Le soutien du reste de l’équipe a été important et agréable. »

Après une entrée en douceur, le Français, qui a conforté par ce titre sa place de n° 1 mondial a su élever son niveau de jeu. « Ma poule de qualification m’a permis de prendre mes marques dans le jeu, mais aussi de bien me familiariser avec l’environnement général. De bien cerner les difficultés inhérentes au trajet entre les salles d’échauffement et de jeu, développe-t-il. Puis quand les matches couperets ont démarré, une autre compétition s’est lancée. Celle que j’aime bien, celle que j’aime gagner. »

Lamirault veut marquer l’histoire

Accroché en demi-finale par Suchanek, qu’il a battu à la belle après avoir mené deux manches à rien, il n’a fait qu’une bouchée du Polonais Czuper en finale (11-7, 13-11, 11-6). « Le score est large pourtant le match fut intéressant. Il m’a posé plus de problème que lors de la finale des Jeux paralympiques de Rio. J’ai senti qu’il avait bien bossé et cherché des solutions. Il m’a donc fallu user de nouvelles armes pour le battre. »

A l’arrivée, le résultat est à la hauteur des attentes et de son statut. Un statut qu’il entend bien assumer et défendre le plus longtemps possible. « Gagner m’apporte de la sérénité pour bien préparer les Jeux paralympiques de Tokyo 2020. » Un autre rendez-vous où il compte bien étaler sa classe au monde entier. « J’aime le sport, l’histoire du sport et les stats, pose Fabien Lamirault. Je veux donc laisser une empreinte et marquer l’histoire de mon sport. » Cela passe par une accumulation de titres sur la durée. Tout ce qu’il est en train d’accomplir.
           
Jérôme Savary

Les médaillés français.
Champion du monde : Fabien Lamirault (Cl. 2)
Médaillée d’argent : Thu Kamkasomphou (Cl. 8)
Médaillés de bronze : Anne Barneoud (cl. 7), Stéphane Molliens (cl. 2).