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Handisport - Ski - Thomas Clarion : « Je suis assez confiant »

Le skieur nordique de l’équipe de France paralympique, Thomas Clarion, espère bonifier le travail accompli la saison passée avec son nouveau guide, Antoine Bollet. Les Mondiaux 2017 et les Jeux 2018 sont déjà dans sa tête.

Thomas Clarion, comment s’est passé votre stage en Norvège ?
Très bien. Nous étions à Bertostolen, une station réputée dans notre discipline. Cela nous a permis, à cette saison, d’avoir de la bonne neige et de skier dans de bonnes conditions. Il a en effet neigé un peu tous les jours. Nous avons donc alterné entre des séances sur pistes et de longues sorties dans la « pampa » pour effectuer des efforts plus longs et travailler l’aérobie. Cela est plus difficile en France car il faut aller en haute altitude.

Vous vous sentez fin prêt pour les premières épreuves ?
Je suis assez confiant. Les sensations sont bonnes. La technique est là. Notamment sur l’engagement du déséquilibre avant. Les sensations en alternatif sont également très bonnes. J’espère réussir à mettre en application ce que nous avons travaillé lors des ces compétitions prévues en Finlande mi-décembre. Nous connaissons bien le site, ce sera donc l’occasion de bien nous jauger.

Parlez-vous un peu de la transition entre Julien Bourla, votre ancien guide et Antoine Bollet qui lui a succédé ?
Elle est bonne. Julien Bourla a décidé d’arrêter son rôle de guide au printemps 2015. Il m’avait prévenu. Antoine et moi, nous ne nous connaissions pas mais notre rencontre est liée à du bouche-à-oreille. Comme souvent. Nous avons fait des essais sur skis à roulettes. Cela pardonne moins en cas de chute. Mais c’est venu assez vite et assez naturellement.

Qui a dû s’adapter le plus à l’autre ?
On ne raisonne pas ainsi. La complicité se fait naturellement. Guidé est un peu inné. Il y a le niveau de ski et la capacité à guider. Au départ, je ne donne pas beaucoup de consignes. Je laisse les choses se faire, le naturel parler. Après, on travaille, on développe des automatismes par la communication en partageant des moments de vie au quotidien. En pratiquant d’autres sports. Cela apporte de la confiance, de la sécurité et renforce les affinités. Il ne faut pas laisser de doutes ou de malentendus s’installer.

« Je vais surtout m’efforcer d’aller en Corée pour prendre des repères »

Quelles sont les particularités d’Antoine Bollet ?
Il est très exigeant et aime prendre son temps pour bien caler les choses afin de bien tout acquérir.

Avec les Jeux paralympiques en 2018, quelle importance accordez-vous aux Championnats du monde prévus en février 2017 ?
Ma saison est planifiée pour arriver au top de ma forme durant les Mondiaux prévus en Allemagne du 9 au 19 février 2017. Certes, le programme va être assez chargé avant puisque nous avons des tournées et des stages de prévus en janvier et début février, mais j’entends bien être performant aux Mondiaux. En revanche, je ne vais pas me mettre plus de pression que ça pour les Pré-paralympiques en Corée, mi-mars. Je vais surtout m’efforcer d’aller en Corée pour prendre des repères, me familiariser avec les lieux car je ne connais pas du tout Pyeongchang.

Les Russes seront-ils présents lors de ces rendez-vous ?
Nous n’en savons rien. Mais cela ne change pas notre état d’esprit. Il ne faut pas penser que ce sera plus facile d’accéder au podium sous prétexte qu’ils ne sont pas là. Tous les autres concurrents vont penser qu’il y a une carte à jouer. Et si les Russes sont finalement là, on a aussi vu que l’on pouvait les battre.

Jérôme Savary

Thomas Clarion en bref. 34 ans, né à Bonneville (Haute-Savoie). Aveugle, il est médaillé de bronze aux Jeux paralympiques de Sotchi sur le 10 km individuel et le relais. Vice-champion du monde individuel en 2015 et champion du monde de relais la même année. 3e du circuit de coupe du monde de ski de fond en 2016.