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Handisport - Natation : Théo Curin a frappé fort !

Benjamin de la délégation française aux Jeux paralympiques de Rio, Théo Curin a décroché quatre titres de champion de France et une médaille d’argent à Saint-Raphaël (Var). L’athlète du Team EDF a aussi validé son billet pour les championnats d’Europe prévus du 13 au 19 août, à Dublin (Irlande).

Ce n’est pas une surprise, mais il fallait le faire. Théo Curin, 18 ans, a validé son billet pour les championnats d’Europe de Dublin. Le nageur français, sensation des Jeux de Rio et double médaillé d’argent aux derniers championnats du Monde à Mexico, s’est octroyé quatre titres de champion de France, fin mai. Sur 200m nage libre, sa spécialité, mais aussi sur 50 m NL, 50 m dos et 50 m papillon. Une moisson complétée par l’argent sur 100 m nage libre. « J’ai surtout fait les minima pour aller aux championnats d’Europe », se réjouit le nageur entraîné par Fabien Maltrait au pôle de Vichy.

Retrouver son 200 m NL

En Irlande, Théo Curin tentera de confirmer ses progrès sur 50, 100 et 200 mètres nage libre. Il voudra aussi reproduire la très belle performance signée lors de la coupe du monde de Copenhague, courant mars. Un rendez-vous au cours duquel il a battu l’Anglais Andre Mullen, le champion d’Europe en titre. C’est ce nageur qui avait privé le Français du sacre continental, sur 200 m NL, il y a deux ans. « C’est bien de lui avoir montré que je pouvais être prêt sur une manche de coupe du monde. J’entends lui prouver que ce n’est pas arrivé par hasard. »
Pourtant, le nageur du Team EDF reconnaît que depuis sa blessure, fracture de l’humérus l’an dernier, il ne retrouve ni ses sensations, ni sa vitesse sur le 200 m NL. Sa spécialité. « Cette semaine encore, aux championnats de France, je fais une petite contre-performance. Nous allons nous concentrer sur ce point d’ici aux championnats d’Europe. J’ai deux mois pour corriger le tir ». Et lever ce qui ressemble à un blocage.

Des progrès en sprint

Si le 200 m NL doit être revu, Théo Curin, amputé des quatre membres à la suite d’une méningite infantile, a pu mesurer, lors de ce séjour varois, ses progrès en sprint. « Après les Mondiaux, nous avons cherché à changer des petits points. Comme ma surface d’appuis est réduite, je compensais en mettant beaucoup de cadence. J’ai donc voulu en mettre moins pour me concentrer sur la puissance et la propulsion. C’est mieux pour la cardio et la fatigue générale. » Ces progrès expliquent ses belles performances sur le sprint.

Exempté de la Coupe du Monde à Sheffield, le nageur français possède donc deux mois et demi devant lui. « Je ne vais pas à Sheffield parce que je passe mon bac de Français dès la fin de la Coupe du Monde. Je préférais donc rester en France pour bien réviser. » Aussitôt le bac terminé, Fabien Maltrait et lui remettront les bouchées doubles. « On va repartir sur un bloc de foncier assez important », prévoit celui qui est devenu membre de la commission des athlètes Paris 2024.

Un nouveau statut

Un lycéen devenu un peu guide dans cette équipe de France rajeunie. Après avoir pu bénéficier de l’expérience de Charles Rozoy, Alain Bernard ou de David Smétanine au Brésil et avant, Théo Curin avance avec ses copains du pôle, tous de sa génération. « C’est super de partager ces moments avec eux. Et avec Anaëlle (Roulet), on a un rôle un peu différent. Mais nous sommes surtout très complices. » De bonnes bases pour créer une unité de groupe et repousser les chronos pour continuer de grandir ensemble.