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Handisport - Marie Bochet : «Nous avons une équipe pleine de talents»

Désignée porte-drapeau de la délégation française aux Jeux paralympiques de PyeongChang qui commencent vendredi (jusqu’au 18 mars), Marie Bochet, 24 ans, est confiante et sereine.

Marie, comment s’est passée votre arrivée à PyeongChang ?
Très bien. Je suis partie vendredi. Nous avons pris nos marques dans nos installations. Elles sont très bien. Nous sommes dans un bâtiment à trois étages avec des pièces de vie commune qui vont nous permettre de nous retrouver et d’échanger. Le village, lui, est sympa. En début de semaine, la neige est tombée. Cela crée une belle ambiance hivernale.

Avez-vous le sentiment d’être entrée dans les Jeux ?
Oui. Même si cela monte progressivement en puissance. L’ambiance est saine. Il y a moins de pression qu’à Sotchi où les consignes en matière de sécurité étaient fortes.

Vous défilerez en qualité de porte-drapeau. Que cela change-t-il ?
Il y a une pression supplémentaire mais elle est positive. Ces Jeux sont déjà à part pour moi. Je concours en descente dès le lendemain de la cérémonie d’ouverture mais j’ai accepté cette désignation car c’est une grande fierté. Un honneur.

Comment avez-vous organisé votre préparation et régulé les sollicitations médiatiques ' 
J’ai été très bien encadrée par le Comité Paralympique Sportif et Français. Il y a eu une stratégie médiatique clairement définie. Avant le départ, j’ai ressenti le besoin d’être au calme, chez moi dans le Beaufortain. Depuis mon arrivée, je me suis mise à disposition  des médias dans une certaine mesure afin de garder toute l’énergie nécessaire pour performer.   

«J'ai du mal à me projeter sur des objectifs comptables»

Avez-vous déjà eu des échanges avec le reste de l’équipe ?
Avant l’arrivée ici pas tellement car chaque discipline a son calendrier, ses dates… Nous échangeons davantage avec toute l’équipe depuis cette semaine. Il y a une belle ambiance. Nous avons une équipe pleine de talents. Chacun a ses objectifs, ses attentes. Je veux partager et échanger de grands moments avec l’équipe mais je ne suis pas là pour guider l’un ou l’autre. Chacun sait ce qu’il a à faire pour être au top le jour J.

Quels sont vos objectifs à PyeongChang ?
Bien skier, me faire plaisir. J’ai du mal à me projeter sur des objectifs comptables. En début de saison, j’ai douté car il a fallu changer des choses. Le pic de forme ne devait pas arriver trop vite en raison de la date tardive des Jeux. Mais aujourd’hui, j’ai retrouvé toutes mes sensations de glisse et mon niveau. Après, je sais que mon niveau de janvier ne peut être une référence et que les conditions vont aussi avoir leur importance.

Vous avez aussi fait le choix de vous aligner sur cinq épreuves. Ne fallait-il pas faire un choix ?
Pourquoi changer mes habitudes. Je suis en pleine possession de mes moyens physiquement, techniquement et mentalement. Chaque spécialité m’apporte quelque chose et apporte à l’autre. Je pense avoir mes chances dans toutes les épreuves.

Un mot sur l’absence de la Russie…
Le dopage touche tout le monde, y compris le paralympisme. Il est primordial de comprendre que l’on ne peut pas gagner en trichant.

Jérôme Savary