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Handisport

Handisport - Les cadres techniques réunis à l’Insep

Les cadres techniques des commissions sportives des disciplines paralympiques se sont tous retrouvés à l’Insep, temple du sport français, afin de débattre de thèmes autour de la performance. A deux ans des Jeux paralympiques de Tokyo 2020, l’initiative, mise en place par le pôle performance, a reçu un accueil favorable.

Echanger, partager, se nourrir des expériences des uns et des autres. Le séminaire pluridisciplinaire, réunissant les référents de toutes les disciplines paralympiques de la Fédération Française Handisport, organisé début octobre à l’Insep, a apporté pas mal de promesses.

Cette première édition a suscité un engouement intéressant et permis des rencontres entre les cadres des différents sports. « Il y a des échanges constructifs. Chaque responsable de commission s’est exprimé librement et en toute transparence sur les forces et les faiblesses de sa discipline, avec l’aspiration de pouvoir travailler dans la bonne direction jusqu’à la prochaine échéance paralympique de Tokyo 2020, a commenté Pierrick Giraudeau, directeur du service performance et responsable du Centre Fédéral Handisport, basé à Talence (Gironde). Nous pouvons d’ores-et-déjà parler de succès, avec beaucoup d’enthousiasme de la part des participants, une envie de partager et la volonté de capitaliser sur le positionnement multisport de notre fédération, véritable pépinière de ressources transversales. »

Des thèmes ciblés

Chaque année, l’objectif est de développer en profondeur un thème déterminé en amont par la cellule performance de la FFH. « Cette fois, nous avions choisi la planification et la programmation de l’entraînement, explique Norbert Krantz, directeur des équipes de France des sports d’été. A l’issue de ce séminaire, chaque entraîneur a reçu une application à installer sur son ordinateur de façon que tous les gens qui travaillent autour du sportif puissent voir et partager la façon dont est structuré l’entraînement de chacun d’entre eux. »

Ces trois jours ont aussi permis des rapprochements de vues. « C’était intéressant de mesurer que nous ne sommes pas seuls, que l’on retrouve des problématiques identiques dans plusieurs commissions, constate Koen Van Landeghem, l’un des entraîneurs nationaux de la natation handisport tricolore et ancien DS de l’équipe de Belgique. Cela permet e réfléchir à des solutions communes. »

Ce colloque a aussi permis de modifier les approches. « On est souvent hyperspécialisé sur notre sport et on oublie de s’enrichir du savoir des autres, poursuite l’entraîneur de natation. Les Anglo-saxons ont plus spontanément cette culture de travail transversal. » La notion a son importance. Il convient, en effet, de réfléchir en termes de nation. On doit, tous, marquer des points pour ouvrir des quotas à la France dans l’optique d’avoir un maximum de représentants aux Jeux paralympiques. » Si la notion de collectif vaut à l’échelle interdisciplinaire, elle a aussi du sens au sein d’un même sport. « On l’a vu aux derniers championnats d’Europe de natation, reprend Koen Van Landeghem. Elodie Lorandi a su se servir de l’énergie de l’équipe pour aller décrocher une médaille lors de sa dernière course. » Et Marie-Amélie Le Fur a sans été galvanisée par la réussite de l’ensemble de l’équipe de France d’athlé pour battre son propre record du monde et franchir la barre mythique des 6 mètres à la longueur, lors de l’Euro de Berlin (6,01 m).     

Sports d’été et d’hiver ont profité de ce rassemblement pour se côtoyer, se découvrir et apprendre à mieux se connaître. Garder en mémoire les bonnes idées, solutionner les problèmes… ce séminaire a été concluant. L’idée d’en mettre un deuxième sur pied est déjà dans les tuyaux. Il faudra sans doute, entretemps, mettre en place des groupes de travail en fonction des thèmes choisis, afin de ne pas partir d’une feuille blanche et d’entretenir, tout au long de l’année, ces échanges.