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Handisport

Handisport- L’équipe de France de natation a bien lancé sa saison internationale

Une partie de l’équipe de France de natation a participé à un stage et à la 1remanche de Coupe du monde de l’année à Melbourne. Avec sept médailles, dont deux titres signés Claire Supiot, le bilan est intéressant.

Trois semaines aux antipodes. Trois semaines à Melbourne, en Australie, pour profiter d’un temps plus clément qu’en France pour travailler sereinement. « L’objectif, sur cette période, était de permettre aux nageurs d’avoir de bonnes conditions pour nager sur des volumes importants et avec un peu plus d’intensité que celle connue en fin d’hiver », développe Guillaume Domingo, en charge de la performance au sein de la commission natation de la Fédération Française Handisport.

Trois semaines au cours desquels les plus jeunes ont pu se familiariser avec la vie d’un effectif. « Même s’ils n’étaient que six nageurs, il y avait cette notion en effet, ajoute l’entraîneur national, secondé par Baptiste Hemeryck. Nous sommes tous sortis grandis par cette expérience. » L’idée aussi d’enchaîner des semaines de stage avec une compétition devait aussi donner des enseignements au staff dans l’optique des échéances à venir. Et notamment des Jeux paralympiques de Tokyo 2020. « On voulait voir comment les athlètes allaient appréhender le décalage horaire dans l’optique d’une compétition prévue dans la continuité. Partir dix jours avant l’épreuve, pour s’adapter à un décalage horaire si important, n’était pas de trop. »

Une adversité adaptée

L’équipe de France, globalement appliquée durant les semaines de stage, a su élever encore son niveau de concentration durant la World Series australienne. La première de l’année. Dans une enceinte « d’une qualité incroyable », selon leur référent, les Bleus ont tous été proches de leur meilleur niveau de la saison dernière. « Certains ont même amélioré leurs temps personnels. C’est très positif, surtout à cette période. Nous sommes satisfaits de la compétition au regard de la période de travail qui a précédé les épreuves et de celle dans laquelle nous sommes aujourd’hui, analyse-t-il. Les performances ont été plus qu’encourageantes. Les sportifs devront poursuivre leurs efforts, dès leur retour en France, parce que cette compétition n’était qu’un point de passage sur la route pour les mondiaux. »

Un point de passage toutefois bien maîtrisé. Lors de cette épreuve multi-classes, comme toujours sur le circuit World Series, les Français ont pu se mesurer à une adversité adaptée à la période et à la somme de travail emmagasinée juste avant. « Il a fallu s’employer pour aller en finale et se bagarrer pour monter sur les podiums. » Des podiums établis via la table de cotation qui permet de tenir compte des différents handicaps de chacune et chacun.

A l’arrivée, la France a décroché sept médailles. Claire Supiot, la championne de France petit bassin, s’est adjugé l’or en 400 et 50 m NL. Ugo Didier, son dauphin en décembre dernier dans l’Est, s’est, lui, paré d’argent sur 400 NL et 100 m dos. Anaëlle Roulet, elle, a terminé troisième sur 100 NL et 100 dos. Quant à David Smétanine, il a accroché une médaille de bronze sur 100 m NL. Ce dernier confirme ses bonnes dispositions et a déjà trouvé une réponse à son investissement.

Une World Series a donc permis à la délégation française de terminer sur une bonne note.