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Handisport - L’équipe de France de cécifoot qualifiée aux Jeux paralympiques de Tokyo !

Le cécifoot français sera bien aux Jeux paralympiques de Tokyo (25 août – 6 septembre 2020). Il est le premier sport collectif tricolore à avoir validé son billet. Après l’échec du basket et la mise en salle d’attente des quad-rugbymen.

Les sports collectifs apportent souvent une énergie et une âme un peu différente dans une délégation paralympique. « C’est naturel, les membres d’une équipe ont cette faculté à vivre ensemble et s’ouvrir », expliquait Norbert Krantz, directeur des sports d’été paralympiques pour la Fédération Française Handisport.

Après l’échec du basket en fauteuil masculin, 8e du dernier Euro, les joueurs de cécifoot, médaillés d’argent au dernier championnat d’Europe de Rome, sont donc les premiers à qualifier une équipe bleue pour le Japon. Le rugby en fauteuil, 3ede son Euro, devra, lui, passer par Tournoi de Qualification durant le premier trimestre 2020. Comme il l’avait fait pour décrocher sa place aux Jeux de Rio 2016.

Un travail sérieux et sans bruit

Cette deuxième place, synonyme de qualification paralympique, sonne un peu comme une renaissance pour cette équipe de cécifoot, en proie à une forme de crise de croissance après sa 2eplace aux Jeux de Londres 2012. Mais depuis un peu plus d’un an, les luttes intestines ont laissé place à une unité sans faille. Si Mondial 2018, terminé à la dernière place, a été un vrai cauchemar, il a permis de mettre joueurs et staff en face de ses limites. De ses responsabilités aussi et surtout. « Ils ont beaucoup travaillé et ils l’ont fait en ne bronchant pas », apprécie Pierrick Giraudeau, directeur de la cellule performance pour la FFH.

Physiquement, techniquement, tactiquement, collectivement et individuellement, tous se sont pris en main et ont bénéficié de l’expertise de Toussaint Akpweh, l’entraîneur principal, pour retrouver les sommets. Après deux tournois de préparation qui révélait des temps de passage intéressants, les Bleus ont confirmé à Rome où seule l’Espagne, en finale, a eu raison d’eux (1-3). « Nous avons joué cette finale avec trois joueurs blessés, précise Charly Simo, le directeur sportif de la discipline. Nous n’avons pas su appliquer les consignes et offert les buts à l’adversaire. »

La déception de la finale perdue ne doit pas faire oublier l’excellent parcours de ce groupe complet, solidaire et impliqué. A commencer par cette entrée en matière tonitruante, contre la Russie, championne d’Europe sortante et battue 2-0. « Nous avons aussi marqué plus de buts que sur aucun autre tournoi, et de nombreux joueurs ont trouvé la faille, se réjouit encore le DS, qui souligne aussi la bonne entente qui a existé entre des cadres comme Frédéric Villeroux MVP du tournoi, et des jeunes comme Babacar Niang, deuxième meilleur buteur de l’épreuve avec 5 réalisations. On n’ira pas à Tokyo pour faire de la figuration. » Les axes de travail sont ciblés, les missions connues. « Nous allons essayer de leur apporter les moyens qu’ils méritent. Notamment en matière de préparation physique et physiologique, avance Norbert Krantz. Il y a dans cette équipe un socle solide nous permettant de nous projeter au-delà de 2020 aussi. »

Le parcours de la France.
Poule. France – Russie : 2-0. France – Allemagne : 1-1. France – Angleterre : 0-0. France – Grèce : 5-1. Demi-finale.France – Turquie : 3-1. Finale.France – Espagne : 1-3.

La sélection française à Rome. Gardiens : Benoît Chevreau, Jérémy Sauffisseau. Joueurs de champ : Martin Baron, Gaël Rivière, Yvan Woundji, Frédéric Villeroux, Hakim Areski, Michael Miguez, Fabrice Morgado, Babacar Niang.

Staff
Directeur sportif : Charly Simo. Head-coach : Toussaint Akpweh. Coach adjoint et guide : Yannick Le Colvez. Ostéopathe et kiné : Daniel Martins. Médecin et ostéopathe : Daniel Méric. Kiné et relations presse : Benjamin Maire.