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Handisport - Jeux paralympiques européens de la jeunesse : les Français sont dans les temps

L’équipe de France a particulièrement bien négocié le rendez-vous européen dédié aux champions de demain, disputé à Pajulathi, en Finlande du 25 au 30 juin. Avec 41 médailles dont 14 titres, les Bleus, présents en boccia, athlétisme, tennis de table, basket fauteuil, natation, cinq disciplines FFH, en judo et en sport adapté, terminent en tête du classement des nations.  

Un tremplin vers le très haut niveau. Les Jeux paralympiques Européens de la Jeunesse sont l’occasion pour des sportifs ayant entre 12 et 22 ans, selon les disciplines, de se confrontés à une adversité internationale de qualité dans le cadre d’une épreuve qui s’apparente aux Jeux paralympiques. « Une vraie occasion pour les 52 Français retenus (dont 47 de la Fédération Française Handisport) de prendre de l’expérience sur les plans sportifs et humains, pose Jean Minier, chef de la délégation France, présente en Finlande. Humainement, il faut saluer l’état d’esprit des athlètes entre eux, avec les encadrants et des staffs entre eux également. On a senti un groupe France, avec une vraie identité. »

Et dimanche soir, il y a avait des sourires, des satisfactions mais pas d’euphorie. Avec 41 médailles, 14 en or, 12 en argent et 15 en bronze, les Tricolores ont largement répondu aux attentes. Reste maintenant tout mettre en œuvre pour ces résultats servent de moteur pour la suite de leur carrière. « C’est la condition s’ils veulent revivre, en seniors, des ambiances et des émotions individuelles et collectives similaires, prévient Jean Minier, également ancien DTN de la FFH. Aux encadrants de bien mettre en perspectives les perfs obtenues auprès des jeunes. » Afin qu’ils ne se croient pas arrivés avant l’heure.               

Un niveau intéressant

La France, présente en 2015 mais absente il y a deux ans, avait donc décidé de prendre à cette 5eédition des JEJ. Les Bleus ont pu mesurer les évolutions positives de l’événement. « Le niveau était encore assez hétérogène selon les disciplines et les catégories de handicap, mais tous ont pu apprendre, assure Jean Minier. Les joueurs de tennis de table et de boccia ont même bénéficié d’une organisation très proche de celle mise en place aux Jeux. Avec chambre d’appel, arbitrage de très haut niveau et protocoles officiels. »

Dans ces deux disciplines, le niveau était bon et les tableaux assez denses. Ainsi, les deux médailles d’argent du pongiste classe 9 Lucas Didier, 15 ans, témoignent d’un potentiel certain pour l’avenir. « Il a dégagé de la sérénité, fait preuve d’application tant durant les matches que dans sa préparation », apprécie Benoît Froment, l’entraîneur en charge du secteur jeunes pour la commission tennis de table de la FFH. Le joueur de Plaisance-du-Touch, en Haute-Garonne, s’est notamment offert le scalp de l’Italien Lorenzo Cordua, n° 21 mondial en classe 10, en demi-finale du simple et par équipe. « Représenter la France dans une telle compétition, monter sur le podium, mon premier en simple à l’international, tout ça me procure une immense joie et beaucoup de fierté », glisse Lucas Didier, également médaillé d’argent par équipe avec Julien Cigolotti.

S’attacher aux perfs plus qu’aux médailles

Il y a les médailles et les performances. Dans certains cas, Jean Minier et les staffs tricolores ont bien distingué les deux. Si l’équipe de France de basket fauteuil a survolé la compétition, s’imposant nettement en finale contre l’Italie (95-28), les observateurs ont souligné les prestations des meneurs

Manuel Gomez et Esteban Gardin. « Ils ont vraiment été très bons. Manu a d’ailleurs été élu MVP de la compétition. » En boccia, Jules Menard, médaillé d’or en BC3, a aussi marqué les esprits à Pajulathi, où les sportifs ont bénéficié de conditions climatiques idéales. Et de sites d’hébergement et de pratique parfaitement fonctionnels et adaptés. « Nous étions hébergés dans une sorte d’Insep ouvert où tout est adapté. » Un environnement, des émotions, une vie de groupe exemplaire… Que de sources de motivation pour ces jeunes en quête de Jeux paralympiques.