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Handisport - Guislaine Westelynck : «Les voyants passent au vert»

A un peu plus d’un an des Jeux paralympiques de Tokyo, la présidente de la Fédération Française réaffirme ses attentes, son optimisme et pose les enjeux des épreuves de référence de l’été.

Marquer les esprits tout en gardant la tête froide. Tel est l’enjeu pour les sportifs handisport tricolores durant cet été pré-paralympique marqué par de nombreuses compétitions de référence. « Il est très important d’y être performant parce que ces épreuves vont délivrer des quotas par nation pour les Jeux paralympiques », explique Guislaine Westelynck, la présidente de la FFH. Autrement dit, assurer à la France, avant les éditions des ranking-list mondiales de janvier 2020, des tickets pour le Japon. Briller lors de ces rendez-vous estivaux majeurs apportera aussi de « l’assurance »et des repères cruciaux sur le travail effectué et celui à accomplir encore d’ici les Jeux. « Il faudra aussi, en cas de belles performances et de titres, ne pas baisser la garde. C’est d’ailleurs mon message à toutes et à tous. »  Les Jeux révèlent des champions et ne sont, en général, pas avares de surprises.

Un été primordial qui s’annonce plutôt bien. Avec le développement, la performance est l’un des deux piliers phares de la politique fédérale. « C‘est ce qui m’anime depuis que j’ai été élue. En matière de performance, on est très bien accompagné par la cellule 2024 qui dépend désormais de l’Agence Nationale du Sport, développe la patronne de la FFH. On bénéficie d’un suivi très régulier, de moyens qui nous sont donnés pour gagner encore niveau. On s’aperçoit que les voyants sont en train de passer au vert. »   

Des moyens similaires à ceux du monde olympique

Ces moyens se matérialisent à travers la convention d’objectifs. « L’Etat a bien compris que nous n’avons pas les mêmes moyens que les autres fédérations olympiques, notamment auprès de nos encadrants. Il est nécessaire de nous accompagner au plus près en les payant, glisse-t-elle. On ne peut plus demander aux gens de s’impliquer autant que le très haut niveau l’exige sans rémunération. Il est demandé de plus en plus de formations et d’investissement aux cadres des collectifs France. La rémunération doit être en adéquation. »  Il y a aussi une prise de conscience de la nécessité des sportifs de pratiquer à plein temps : cela demande des bourses, des aménagements financiers ou professionnels. « Tout ce que l’on connaît dans les fédérations olympiques s’applique désormais à nous aussi », résume Guislaine Westelynck.

Reste maintenant à qualifier un maximum de sportifs et d’équipes. Les sports collectifs comme le rugby fauteuil qui jouera sa place aux Jeux à Tokyo, lors de l’Euro danois du 3 au 15 août, auront toute leur place dans la délégation. « J’attache la même importance à toutes les disciplines et je souhaite vraiment avoir des sports collectifs au sein de la délégation paralympique 2020, affirme Guislaine Westelynck. On n’est pas dans la sélection d’un rapport qualité-prix. »

L’émulation et le dynamisme des sports-co sont des atouts pour une équipe. Même si la FFH œuvre aussi auprès des sports individuels pour intensifier la solidarité entre les uns et les autres et favoriser un état d’esprit d’équipe. « On favorise les rapprochements entre les sportifs via de nombreux stages. On mise beaucoup sur la cohésion de groupe, détaille-t-elle. C’est à cela que l’on reconnaît une bonne équipe. » Les jeunes, lors des Jeux paralympiques européens de la jeunesse, à Pajulahti (Finlande), ont montré la marche à suivre.