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Handisport - Christian Fémy : «Tous les clignotants sont au vert»

Le sélectionneur de l’équipe de France retenue pour les Jeux paralympiques de PyeongChang (9-18 mars), revient sur la délégation et le début de saison de celle-ci. A l’image de son effectif, il est plutôt serein.

L’équipe de France comptera douze représentants et trois guides sur les différentes pistes des Jeux paralympiques de PyeongChang. Derrière la chef de file et porte-drapeau, Marie Bochet, quatre skieurs tenteront de briller en alpin, quatre en nordique et trois en snowboard.

Christian Fémy, quel regard posez-vous sur votre délégation paralympique ?
C’est une sélection à deux vitesses mais avec un seul et même état d’esprit. Deux vitesses parce que les trois quarts de l’équipe ont été médaillés en 2017 ou ont remporté des médailles lors des manches de coupe du monde de l’année. On a aussi ouvert les portes à deux jeunes : Julien Roulet en snowboard et Thomas Dubois en ski nordique. Dans les clous en termes de résultats, ils vont apporter de leur fraîcheur et prendre de l’expérience dans l’optique des Jeux de 2022.

Vous avez précisé un même état d’esprit…
Oui. Il y a une excellente ambiance et une cohésion très forte au sein de toute l’équipe. On a constaté un fort rapprochement entre les trois disciplines. Beaucoup de solidarité.

Votre équipe compte pas mal de leaders. Avantage ou inconvénient ?
Avantage dans la mesure où tous ces leaders sont unis et tournés vers un même objectif de victoire. En tout cas, tous ont l’envie de bien faire comme objectif majeur. Les critères, extrêmement resserrés et élevés, permettent aussi d’avoir une équipe très homogène. Il y a également des fonctionnements similaires entre les différents staffs. Cette uniformisation va être une force.

 « Nous avons un total contrôle sur notre préparation »

Trois adjectifs pour qualifier cette équipe ?
Unifiée, solidaire et humble. Je me suis déjà expliqué pour les deux premiers. Humble parce que cette équipe est d’une simplicité et d’une accessibilité sincères. J’ai un exemple récent,  à l’hôtel, l’autre jour, les responsables de l’établissement m’ont témoigné leur plaisir d’avoir pu échanger tout naturellement avec nos sportifs qui ont allié politesse, disponibilité et rigueur. Je crois que cette humilité tient aussi de la spécificité de nos sports soumis aux conditions météo. Nous avons un total contrôle sur notre préparation, notre investissement mais pas sur une bourrasque de vent, une plaque de glace, une imperfection de la neige.

Êtes-vous satisfaits des tournées de coupe du monde de vos Bleus ?
Oui. Tout va bien. Benjamin Daviet fait une razzia. Maxime Montaggioni est également en pleine forme, comme tous nos leaders. En alpin, les garçons évoluant en fauteuil roulant n’avaient jamais autant accroché les podiums que ce qu’ils ont fait. La dynamique collective et individuelle est très bonne. Il y a une sérénité totale. Tous les clignotants sont au vert. Sur l’extra-sportif, nous sommes aussi très bien. Nous préparons ce voyage depuis trois ans, donc on veille à ce que tout ce qui a été prévu soit en ordre de marche. Et c’est plutôt le cas. On n’a pas de retard et on n’est pas excité.

L’excitation, justement, n’est-elle pas arrivée depuis l’ouverture des Jeux olympiques ?
Non. Nos sportifs suivent les JO parce que nous sommes solidaires des Bleus et parce que certains sportifs de notre équipe ont des affinités avec les olympiques. Cécile Hernandez, par exemple, s’est réjouie de la performance de Perrine Laffont parce qu’elles partagent la même préparatrice mentale… Marie connaît aussi une grande majorité des « Alpins »…

 

Les douze Français en lice. Alpin : Marie Bochet (porte-drapeau), Arthur Bauchet, Jordan Broisin, Frédéric François, Yohann Taberlet.  Nordique : Benjamin Daviet, Thomas Clarion (guide : Antoine Bollet), Thomas Dubois (Bastien Sauvage), Anthony Chalençon (Simon Valverde). Snowboard : Maxime Montaggioni, Cécile Hernandez, Julien Roulet.