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Handisport

Handisport – Christian Fémy : «Ces Jeux Paralympiques d'Hiver vont être très fatigants»

Christian Fémy, directeur sportif des skieurs handisport tricolores, revient tout juste de Pyeonchang (Corée du Sud) où vont se tenir les Jeux paralympiques du 9 au 18 mars 2018. Une occasion de lancer cet hiver important.

Vous revenez de Corée du Sud et de Pyeonchang. Où en sont les installations ?
Ça a beaucoup avancé et changé depuis le mois de mars et le dernier voyage effectué en Corée du Sud. Les routes pour accéder aux sites sont bien avancées, le village aussi. Nous avons pu visiter un appartement témoin. Il y a encore des chantiers en cours mais moins importants. Sur les sites de l’alpin, ils en sont à l’installation des gradins. Pour les compétitions nordiques, c’est un peu différent car elles se dérouleront sur un golf. La saison se terminant juste, ils vont mettre en place les infrastructures mais le bâti existe déjà.

Outre cette visite, quel était l’objet de ce déplacement ?
Nous y sommes allés avec Bénédicte Normand, directrice Performance du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), pour terminer la préparation logistique (hébergement, transports). Il y avait encore pas mal de choses à finaliser.

Quels enseignements en avez-vous retirés ?
Ces jeux vont être très fatigants. Notamment pour les compétiteurs engagés sur les disciplines alpines. Les sites sont en effet à une heure du village. Et comme les épreuves vont débuter dès 9h30, les sportifs vont devoir se lever vers 4h30 et ce pendant tous les Jeux. Sans oublier les 7h de décalage (en plus par rapport à la France) qui pique toujours davantage dans ce sens-là. Pour le ski nordique, le site est très proche du village et les épreuves commencent à heure fixe, toujours entre 10h et 12h. Quant au snowboard, nos athlètes arriveront un peu plus tard car les épreuves sont concentrées sur trois jours.

« Seulement 1 % des billets mis en vente ont trouvé preneurs »

Sur place, avez-vous ressenti une émulation particulière liée à ces Jeux ?
Pas franchement, non. On est loin de ce que l’on a connu en Russie en 2014, où il y avait trois ans à l’avance des références aux Jeux un peu partout. Là, il y avait deux petites mascottes à l’effigie des jeux à l’aéroport. C’est à peu près tout en ce qui concerne les visuels. On ne peut pas parler d’un engouement incroyable. D’ailleurs, actuellement, seulement 1 % des billets mis en vente pour les Jeux paralympiques ont trouvé preneurs. C’est sans doute le risque d’avoir confié l’organisation de ces Jeux à un pays où les sports d’hiver n’ont pas forcément une grande notoriété.

Comment s’annonce la fin de la préparation ?
La préparation a commencé il y a trois ans. Nous avons fait en sorte de tout mettre en place dans l’optique de ces jeux paralympiques. Nous avons cherché à apporter un maximum d’outils, à travers les stages, les circuits de compétition ou encore la recherche, à nos sportifs pour leur permettre d’arriver dans les meilleures conditions. Pour les mois à venir, nous avons un beau programme avec des stages et de beaux circuits de Coupe d’Europe et du de Coupe du monde.

Quelles seront les différentes phases ?
Nous avons mis en place un beau programme d’entraînement depuis le mois de mai pour les skieurs nordiques. Les « Alpin » ont repris en juin, quant à eux. Pour le secteur alpin, les mois de décembre et janvier vont être chargés. Idem pour le nordique. Il y aura des circuits de Coupe d’Europe et du monde. Le mois de février, au contraire, sera l’occasion d’une importante coupure pour mettre l’accent sur l’entraînement et la récupération afin d’arriver au top. Le snowboard fonctionnera un peu différemment. En raison du calendrier, ils effectueront une tournée en février sinon, nos spécialistes risquent de manquer de repères. En tout cas, l’hiver s’annonce bien et palpitant.