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Handisport - Championnats du monde : les pongistes français revanchards

Marquée par le faible bilan des derniers championnats d’Europe, l’équipe de France de tennis de aura à cœur de montrer un autre visage lors des Mondiaux individuels, disputés en Slovénie du 17 au 21 octobre.

La formule ne tolèrera aucun droit à l’erreur. Pas de compétition par équipe pour sauver les meubles et atténuer une éventuelle déception en individuel. C’est toute la particularité de ces championnats du monde 2018. A Lasko, en Slovénie, les pongistes français devront être au top de la forme immédiatement. « C’est tout à fait exact, appuie Stéphane Lelong, le directeur sportif de la discipline pour la Fédération Française Handisport. Surtout qu’aux championnats du monde, le niveau est encore plus relevé qu’aux Jeux paralympiques où le respect de la présence de tous les Continents peut permettre à des joueurs de niveau plus modeste d’en être. »

L’équipe de France sera attendue cette année après un Euro 2017 très décevant. Un Euro qui lançait réellement dans le grand bain un nouveau staff. « Aujourd’hui, je pense que les choses sont mieux structurées et vont nous permettre d’être plus efficace », avance Stéphane Lelong. A la suite d’un séminaire organisé en janvier 2018, la commission « ping » a nommé trois responsables. Grégory Rosec, l’ancien joueur classe 5 (fauteuil roulant) sera référent « fauteuil », Clément Gadéa sera son pendant chez les « debout » et Benoît Froment suivra de près les jeunes. En Slovénie, le staff sera complété par Elodie Vachet, entraîneur et Roza Soposki, relanceuse.

Une bonne dynamique

Si l’encadrement est en ordre de marche, les joueurs semblent aussi avoir retrouvé un chemin plus constructif. « Ils ont été marqués par les résultats de l’Euro, analyse encore le DS. Ils ont bien et continuent de bien préparer ce rendez-vous. Ils sont dans la bonne dynamique. » Les deux derniers stages du collectif ont sans doute été les meilleurs, en termes d’intensité et d’investissement, depuis quelques saisons. « J’espère vraiment que cela va se traduire dans les performances parce qu’ils ont fait le nécessaire pour retrouver leur rang. » L’objectif est d’ailleurs de voir chacun des 16 pongistes sélectionnés tenir leur position mondiale ou faire mieux. « Nous espérons un bilan au moins similaire à celui des derniers championnats du monde, en 2014 à Pékin. C’est-à-dire un titre et quatre podium au total », pose encore Stéphane Lelong.

La dynamique insufflée notamment par les équipes de France de natation et d’athlétisme a donné un élan très positif aux Français. « Ça met une saine pression même si ces disciplines ont disputé un championnat d’Europe alors que nous abordons un championnat du monde… », tempère Lelong. Norbert Krantz, nouveau responsable des sports d’été paralympique, par sa venue au stage en avril et ses échanges avec les joueurs, a aussi contribué à en relancer certains. « Des joueurs ont senti une considération différente, apprécie Stéphane Lelong. Ils ont aussi déjà pu bénéficier d’apports concrets (aide financière pour participer à des tournois). »

Des ténors comme Fabien Lamirault, champion du monde et paralympique en titre, en classe 2, sont dans une forme ascendante et proches de leur meilleur niveau. C’est tant mieux parce que cette équipe de France, même si l’épreuve est individuelle, aura besoin d’être portée par ces têtes d’affiche. Et ainsi placer des jalons dans l’optique des Jeux paralympiques de Tokyo 2020. « Ces championnats du monde sont en effet une étape importante, souligne Stéphane Lelong. Elle doit nous permettre de bien lancer la dernière ligner droite de la préparation paralympique. »


La sélection. Femmes. Classe 2 : Isabelle Lafaye (n°4 mondiale), Florence Sireau-Gossiaux (n°8) ; Classe 7 : Anne Barneoud (n°8) ; Classe 8 : Thu Kamkasomphou (n°2).

Hommes. Classe 1 : Alan Papirer (n°17) ; Classe 2 : Fabien Lamirault (n°1), Stéphane Molliens (n°5) ; Classe 3 : Florian Merrien (n°4) ; Classe 4 : Maxime Thomas (n°3), Alexandre Delarque (n°12) ; Classe 5 : Nicolas Savant-Aira (n°8) ; Classe 6 : Bastien Grundeler (n°6) ; Classe 7 : Stéphane Messi (n°5), Kévin Dourbecker (n°11) ; Classe 8 : Thomas Bouvais (n°10) ; Classe 10 : Matéo Bohéas (n°8).

Le staff. Norbert Krantz (responsable des équipes de France été), Stéphane Lelong (DS), Grégory Rosec, Clément Gadéa, Benoît Froment, Elodie Vachet (entraîneurs), Roza Soposki (relanceuse).

Médical.  Stéphanie Moronvalle, Michel Roux (kinés), Isabelle Ferber (infirmière).