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Handisport - Cécifoot : l’équipe de France a remis la marche avant

Toussaint Akpweh, le sélectionneur de l’équipe de France de cécifoot était satisfait du comportement de ses troupes lors des deux tournois amicaux disputés avant l’été en Russie et au mois de juillet en Espagne. Il l’assure, la France est sur la bonne voie à moins d’un mois de l’Euro, disputé à Rome du 15 au 24 septembre.

Toussaint Akpweh, que retenir du tournoi de Madrid à l’issue duquel la France a terminé 2e ?
Nous avons remis la marche avant. Si on nous compare à une voiture comptant cinq vitesses, nous en sommes entre la 3eet la 4e. Il faut donc encore quelques ajustements d’ici le mois de septembre et l’Euro italien pour tourner à plein régime. Les deux derniers stages, prévus fin août et début septembre, seront l’occasion de régler les derniers détails. L’objectif sera de retrouver le podium et même une place en finale afin de valider dès à présent la qualification pour les Jeux paralympiques de Tokyo 2020.

Quel chemin parcouru depuis un an et votre retour à la tête de la sélection ?
J’avais repris l’équipe quelques mois avant cette coupe du monde 2018 (terminé à la dernière place). Il y avait pas mal de choses à remettre en ordre. L’année écoulée a permis de reprendre les bases, de remettre un projet individuel et collectif en place. Les lacunes portaient sur toutes les lignes : athlétiques, tactiques, techniques et psychologiques. La gestion des informations, l’une des spécificités de notre sport, posait aussi quelques soucis. Grâce au concours de la FFH, d’un staff complémentaire, uni et à la présence de Norbert Krantz, directeur des équipes de France, les Bleus ont tous avancé avec le même objectif et la même détermination. Nous sommes parvenus à (re)construire l’esprit de l’équipe de France, celui d’une famille au sein de laquelle joueurs et staff aiment travailler et jouer ensemble.

Quelles ont été les évolutions entre le tournoi à Saint-Pétersbourg et celui à Madrid ?
En Russie, nous nous sommes mis en situation. Nous avons testé les schémas défensifs et offensifs travaillés. J’ai pu voir comment ils étaient intégrés et appliqués afin ensuite de procéder à divers ajustements. L’objectif prioritaire, contrairement au tournoi de Madrid, n’était pas forcément de tout gagner. Il convenait aussi d’assimiler des choix forts quant à l’organisation et au placement de certains joueurs (comme la position un peu plus reculée de Frédéric Villeroux).

A Madrid, vous avez quasiment atteint votre objectif…
Oui. Parce que nous avons battu les deux équipes d’Espagne et la Thaïlande avant de perdre en finale l’équipe fanion espagnole 1-0. Une défaite un peu sévère. Mais l’intérêt de ce tournoi résidait aussi dans le fait que les équipes affrontées ont toutes des similitudes avec nos adversaires de l’Euro. L’Espagne B ressemble un peu à la Grèce, l’équipe A, elle, possède des similitudes avec l’Angleterre et la Thaïlande, qui compte un attaquant aussi puissant qu’adroit, fait penser à l’Allemagne. Enfin, nous avions pu nous mesurer à la Russie, championne d’Europe en titre, à Saint-Pétersbourg.

Jérôme Savary

Le tournoi de Madrid. Espagne 1 – France : 0-1, Espagne 2 – France : 1-3, Thaïlande – France : 2-3. Finale : Espagne 1 – France : 1-0. 

Le groupe France pour l’Euro. Gardiens : Benoît Chevreau, Jérémy Sauffisseau. Joueurs de champ : Martin Baron, Gaël Rivière, Yvan Woundji, Frédéric Villeroux, Hakim Areski, Michael Miguez, Fabrice Morgado,Babacar Niang.

Staff. Toussaint Akpweh, Daniel Martins, Daniel Méric, Yannick Le Colvez, Geoffrey Le Liorzou, Benjamin Maire. 

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