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Handisport

Handisport – Athlétisme : « La France est à sa place »

Aux championnats du monde, à Doha, l’équipe de France handisport a terminé à la 16e place du classement des nations avec un bilan de treize médailles, dont trois en or.

Marie-Amélie Le Fur, capitaine exemplaire

Un sourire à l’état pur. Une championne d’exception. Avec deux titres à la longueur et sur 400 m, assorti d’un nouveau record du monde en 59’’30, et deux médailles d’argent, Marie-Amélie Le Fur a confirmé être la chef de file idéale de cette équipe de France d’athlétisme handisport. D’autant qu’à des performances top niveau, elle montre également la marche à suivre hors des courses. « Elle n’est pas la seule, mais elle favorise un état d’esprit collectif idéal, se réjouit son directeur sportif, Julien Héricourt. D’ailleurs, de manière générale, l’équipe s’est bien retrouvée autour des leaders que sont aussi Pierre Fairbank ou encore Nantenin Keita. »

Les ténors au rendez-vous

A un an des Jeux environ, les chefs de file tricolores ont confirmé qu’il faudrait compter sur eux à Rio. Nantenin Keita, avec un titre et une deuxième place continue de monter en puissance. Pierre Fairbank, troisième sur 200 et 800 m. « Cela démontre que l’on avance dans le bon sens, commente encore le référent de l’athlé handisport. La France ne fait pas partie des nations majeures, mais elle est à sa place. » Loin de la Chine, de la Russie et des États-Unis, le podium du classement des nations. Mais l’équipe de France se maintient et progresse même puisqu’il y a deux ans, à Lyon, les Tricolores avaient ramené une médaille de plus mais terminé 21e au classement des pays.

Quatre quotas pour les Jeux

Les performances des meneurs français offrent aussi quatre strapontins pour les Jeux de Rio. C’est une autre satisfaction. D’ailleurs, les conditions dans lesquelles ces championnats du monde ont eu lieu ont permis au clan bleu-blanc-rouge de préparer un peu le rendez-vous carioca. « Nous étions hébergés dans un hôtel de 4 000 chambres où de nombreuses délégations avaient établi leurs quartiers, développe Julien Héricourt. Cela ressemblait donc à un mini village paralympique. Nous avons donc pu mettre des plans d’organisation en place avec le staff. Certaines options ont été testées en la matière. »

Quelques déceptions toutefois

Ce championnat du monde, révélant encore la progression d’ensemble, a aussi donné lieu à quelques déceptions. On pense notamment à l’argent de Mandy François-Elie sur 100 m ou aux cinquièmes places de Tony Falelavaki. Médaillé d’argent aux Jeux de Londres 2012 et champion du monde 2013, le lanceur de javelot n’a pu faire mieux que cinquième.

Les jeunes répondent présent

Comment ne pas revenir sur l’excellente performance de Louis Radius. Pour son baptême, le Français s’offre deux podiums : l’argent sur 1 500 m et le bronze sur 800 m. Pour Angelina Lanza, Marcellin Walico et Badr Touzi, ces Mondiaux leur ont permis de se jauger avec plus ou moins de réussite face au gratin planétaire.

Jérôme Savary


Les médaillés français

3 or : Marie-Amélie Le Fur en longueur et sur 400 m ; Nantenin Keita sur 400 m.

5 argent : Marie-Amélie Le Fur sur 100 et 200 m ; Nantenin Keita sur 100 m ; Mandy François-Elie sur 100 m ; Louis Radius sur 1 500 m.

5 bronze : Louis Radius sur 800 m ; Pierre Fairbank sur 200 et 800 m ; Timothée Adolphe sur 400 m non voyant ; le relais 4x400 m.

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