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Handisport

Chris Ballois : « Mon handicap est ma force et surtout ma différence »

Après avoir battu le record du monde de vitesse en kitesurf, Chris Ballois est devenue une icône, dans l’univers du handisport comme celui des valides. Un personnage qui fait partager son expérience sur le French Fab Tour, avec l’envie de transmettre ce que le sport lui a donné : l’amour du dépassement de soi.

Le partage des expériences qui sont les votres dans le monde du sport et des défis que vous relevez est une véritable richesse. C'est ce qui plaît au monde de l'entreprise ?
Bien sûr ! Évidemment que c’est le partage d’expérience interdisciplinaire. Dans mon cas, j’ai fait des études, du sport de haut niveau et j’ai fait toute une partie business notamment en tant que responsable commercial et technique pendant quasiment 15 ans dans le domaine du Kitesurf. J’ai développé le Kitesurf en France et j’ai repris le sport de haut niveau en 2014. Et c’est vrai que ce partage d’expérience entre le sport de haut niveau et le business a un réel intérêt puisque nous sommes confrontés aux mêmes problématiques et des défis à remplir. Et puis, il va falloir trouver des solutions pour aller jusqu’au bout. Et l’approche que j’ai par rapport à mon expérience de vie finalement, c’est de faire partager cette dynamique et cette façon de trouver des solutions à des problématiques pour générer parfois des solutions alternatives dans le business.

Rendre possible les choses qui sont considérées par le plus grand comme impossible, c'est votre leit-motiv ?
Mon leit-motiv au départ c’est « Handicap est une force et surtout ma différence ». C’est-à-dire que pour moi, la culture de la différence et la curiosité font que nous allons réussir à développer des nouvelles choses, des nouvelles façons de travailler qui vont servir dans le domaine de l’entreprise.

L'accès au sport pour les personnes handicapées est l'un de vos combats. Comme avec celui du monde du travail ? 
Oui bien sûr ! C’est « Un esprit sain dans un corps sain ». Dans certains cas, lorsque nous sommes dans le monde du travail, nous avons aussi des défis à relever et le fait de faire du sport permet aussi d’évacuer toute cette pression. Le sport permet de faire des coupures après il y a beaucoup de sports possibles. La première est que le sport est bon pour la santé et seconde chose c’est bon pour l’esprit car ça permet de se vider la tête à certains moments et de pouvoir être plus efficace dans le domaine du travail.

Votre prochain défi, ça sera quoi ?
J’ai plusieurs défis en tête et cette année je me suis attaqué à ce qu’on appelle « Engie Kite Tour ». Il s’agit de quatre étapes en France et c‘est une de longue distance. J’ai fini 2e et 1er des deux premières étapes à Hendaye et La Baule. Et je dispute cette compétition parmi les valides également comme j’ai procédé pour mon record du monde de vitesse. Mon approche est de toujours, à part pour battre un record du monde ou handisport, c’est surtout le partage du sport et le partage dans l’entreprise mais avec le monde valide. Il ne faut pas qu’il y ait de cloisonnement, nous vivons dans le même monde et quand nous regardons de plus près nous sommes tous un peu handicapés de quelque chose, de l’orthographe, d’autres en maths classiques. Finalement nous avons tous des handicaps à des niveaux différents.