Accès direct au contenu

Scepticisme

Vieira prend cher

En un week-end, Patrick Vieira s'est attiré deux commentaires acerbes. L'un sur son niveau de performance par Tony Cascarino, l'autre sur son honnêteté de la part de Jean-Michel Aulas.

Week-end médiatique mouvementé pour Patrick Vieira. L’ancien capitaine des Bleus a profité de sa présentation à Manchester City pour accorder un entretien à Canal + dans lequel il livre certaines vérités. Notamment à l’encontre de l’Olympique Lyonnais : «Je n’ai jamais eu aucune offre de leur part. Ils veulent noyer la difficulté dans laquelle ils sont en essayant de vendre des histoires bidons aux supporters, c’est un manque de respect.» Tranchant. Jean-Michel Aulas n’a pas tardé à se défendre. «Je n'ai jamais dit que Vieira viendrait à l'OL et il n'y a jamais eu de contact. Ces commentaires ne m'intéressent pas. Je n'ai jamais fait de commentaires sur lui donc qu'il n'en fasse pas sur nous», a-t-il réagi sur RMC. Mais pas sûr que le président lyonnais soit très honnête sur ce coup, Lyon ayant parfois abordé le sujet en public par le biais de ses représentants.

Sur un autre front, Patrick Vieira a été attaqué. Sa capacité à s’approcher de son meilleur niveau et à retrouver les Bleus soulève les scepticismes. L’une des plumes les plus acerbes de l’Angleterre a sévi : «L’arrivée de Patrick Vieira à Manchester City n’a pas de sens pour moi, lâche Tony Cascarino dans le Times. Il a 33 ans et n'a pas sa place dans une piètre équipe de France. Il n'a joué que 16 matches avec l'Inter Milan et s'il avait été si bon que cela, Arsene Wenger l'aurait gardé au lieu de le vendre à la Juve en 2005. Il est loin d’être aussi mobile que par le passé alors qu’il évolue dans une zone du terrain très éprouvante physiquement. Même dans sa dernière saison à Arsenal, il était devenu un joueur ordinaire. À l’Inter, il n’est pas parvenu à retrouver un statut de titulaire alors qu’il évoluait dans un championnat moins rapide et plus faible que la Premier League, comment pourrait-il faire mieux à City ? D’ailleurs, je pensais que Manchester City visait des superstars internationales, pas des anciens combattants en fin de carrière.» Vieira a six mois pour contredire l’acerbe Irlandais