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Prouver qu’on a sa place

MU-Arsenal : les clés du Big Game

MU-Arsenal : les clés du Big Game

Avant de se rendre à Manchester pour y défier United, Arsenal traine plus d’inquiétudes que de certitudes. Mais une affiche comme celle-ci peut faire basculer le club dans la bonne dynamique.

Le club anglais chouchou du public français. C’est ainsi qu’on pourrait appeler Arsenal. Véritable base arrière des internationaux tricolores depuis 15 ans, le club londonien se rend à Old Trafford pour essayer de rester au contact dans la course au podium. Dans un contexte interne agité, ce sera aussi un moyen de prouver que les Gunners comptent encore dans le Royaume.


Un coup de booster au moral


Arsène Wenger n’est pas du genre à paniquer. Il sait aussi qu’une équipe se construit lentement et qu’un début de saison moyen ne rime pas avec fiasco au mois de mai. Néanmoins, il faudra à un moment que l’équipe ait un déclic pour lancer la saison et donner des gages de qualité.
Il y a un an, le 29 octobre 2011, un triplé de Robin Van Persie faisait plier Chelsea dans un match épique gagné 3-5 à Stamford Bridge. S’en suivit une série de 10 matchs sans défaite des Gunners, et un club lancé à la chasse de la Ligue des champions, qu’il réussira à décrocher. Les mauvaises langues rétorqueront que le Néerlandais ne porte plus le maillot d’Arsenal, et qu’il sera même en face aujourd'hui. A cela, il faudra répondre que le club n’a marqué qu’un but de moins que l’an dernier au même stade de la saison, avec une plus grande variété de buteurs. De plus, peut être-même plus important, la défense n’a encaissé que 6 buts en 9 matchs, contre 15 la saison passée (avec il est vrai 8 pris à Old Trafford). Bref, l’équipe n’est pas en moins mauvaise posture aujourd'hui, mais le contexte interne est plutôt houleux.
Le 25 octobre, au lendemain de la défaite à domicile face à Schalke, l’assemblée générale des actionnaires a été un moment délicat pour les dirigeants du club. Arsène Wenger compris. La grogne des fans qui voient partir leurs meilleurs joueurs, entrer les millions de Livres Sterling mais pas les trophées, pourrait être calmée très vite en cas de victoire à Manchester. D’autant que c’est peut être le bon moment d’aller chatouiller les Red Devils.

Un Manchester bon à prendre


Ce Manchester-là est un dynamiteur offensif. Young, Valencia, Nani, Kagawa, Rooney, Van Persie et Chicharito forment l'une des armadas les plus destructrices d’Europe. Mais si l'attaque a passé 14 buts aux quatre derniers adversaires, le back four en a en même temps encaissé…11. La défense prend l’eau, et l’absence de Vidic n’est pas compensée par un Evans peu rassurant. Avec ses milieux de terrain vifs et techniques (Arteta, Cazorla, Ramsey et peut être Wilshere), Arsenal possède les armes que Chelsea avait employé pour passer 7 buts en deux rencontres aux hommes d’Alex Ferguson.

Si de l’autre coté, la défense tient le coup, les Londoniens auront une chance de rafler la mise, revenir à 3 points des Mancuniens, et surtout se rassurer et montrer que ce groupe est bien né, talentueux. Lever les doutes, c’est sans doute le principal enjeu de ce match coté Arsenal. A trois jours d’un match à Gelsenkirchen, pour une revanche face à Schalke, un résultat positif est quasi obligatoire. En trois jours, le club va avoir l’occasion de montrer qu’il vit encore, qu’il garde l’ambition d’aller loin dans toutes les compétitions. Deux matchs pour donner encore du crédit à un modèle économique exemplaire, qui souffre du manque de résultats sportifs marquants.

Par Ryad Ouslimani