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Impossible de refuser

PSG : les aveux de Berlusconi sur les dossiers Ibra et Silva

Silvio Berlusconi

Silvio Berlusconi a lâché ses deux meilleurs joueurs, Thiago Silva et Ibrahimovic, à contrecœur au PSG. Mais le patron du Milan AC n’a pas eu le choix, comme il l’a confié dans une interview accordée à la chaîne du club.

L’insistance du PSG a payé
Si le PSG a réussi à décrocher la timbale avec les arrivées de Thiago Silva et Zlatan Ibrahimovic, il le doit tout autant à l’épaisseur de son portefeuille qu’à sa ténacité. En effet, Berlusconi avoue aujourd’hui que le Paris Saint-Germain s’est montré très têtu sur ce dossier. « Nous ne voulions pas vendre ensemble Ibra et Thiago Silva. Leonardo nous a contactés, mais nous avions dit non. » Seulement, le Paris Saint-Germain ne s’est pas contenté de ça. « Le PSG a continué de parler avec nous », confesse Berlusconi. « Nous pensions que notre réponse au PSG était définitive. Et ils sont arrivés avec une offre pour Ibra qui a 31 ans. » Bref, c’est presque par surprise que le PSG a convaincu Milan, bien conscient de l’affaire financière qu’il pouvait réaliser. « Nous avons aussi pensé au Fair-play financier, lorsque nous avons vendu Ibra et Thiago. C’était la dernière année où un club pouvait faire une offre si astronomique que le PSG. »

Trop sécurisant financièrement
Une réflexion qui a évidemment fait tilt dans un club en difficulté financière, comme beaucoup. « Nous ne pouvions pas refuser l’offre du PSG pour Ibra et Thiago, elle a sécurisé nos finances. » Pour Milan, comme pour beaucoup, la crise est passée par là. « La situation financière ne nous autorise plus à dépenser autant d’argent que nous l’avons fait au début des années 90. » Le PSG a donc incité le Milan à se montrer raisonnable, et ainsi assurer sa pérénnité à long terme. « Avec ce sacrifice que nous avons fait en vendant Ibra et Thiago Silva, nos finances seront en ordre pour les 3-4 prochaines années. Le bon sens a gagné. Nous ne pouvions pas injecter plus d’argent, comme nous l’avons fait dans les années récentes. » Berlusconi n’a donc pas eu le choix, à son grand regret. « Mon coeur a pleuré quand nous avons vendu Ibra et Thiago Silva, mais nous sommes convaincus que nous avons des grands joueurs dans l’effectif. » Et un joueur pourrait s’ajouter rapidement : Kaka. Berlusconi, même s’il assure ne « pas avoir évoqué le sujet avec Galliani », verrait d’un bel oeil le retour du Brésilien. « Je n’exclus pas la possibilité d’un retour de Kaka. Nous devons regarder les conditions du deal. »