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Retour aux sources ?

OM, Lyon, Lille : Flamini est disponible

Mathieu Flamini

Mathieu Flamini et le Milan AC viennent d’annoncer leur rupture, après quatre années mitigées. Libre, l’ancien marseillais pourrait rebondir en France.

Le minot a vingt ans. Après une entrée fracassante dans le groupe pro de l’Olympique de Marseille, Mathieu Flamini s’installe dans le onze titulaire dessiné par José Anigo, alors entraineur. La deuxième partie de saison de l’exercice 2003-2004 est parfaite et la formation phocéenne s’invite en finale de la coupe de l’UEFA. Elle s’incline, mais l’impact de Flamini, formé dans les équipes de jeunes du club, promet un bel avenir à l’OM. L’enfant du coin va pourtant trahir son club, en s’engageant gratuitement pour Arsenal. Une pilule que José avait eu du mal à avaler : « C'est une belle trahison. Il s'est bien servi de moi. C'est bien pour l'argent qu'il n'a pas signé pro chez nous. Son argument sportif comme quoi il craignait de moins jouer ne tient plus la route. A moins bien-sûr qu'il ne mette Vieira sur la touche… ». La suite ? Sans mettre l’ancien capitaine des Bleus sur le banc, Flamini, resté quatre saisons à Londres, s’est imposé comme un joueur important du dispositif de Wenger. En 2008, il signe au Milan AC. Là-bas, le constat est le même. Sans être titulaire indiscutable, Flamini et sa polyvalence (il est capable d’évoluer latéral droit) plaisent. En huit ans à l’étranger, il aura, hormis la saison passée gâchée par une grave blessure, toujours dépassé la barre des vingt rencontres de championnat disputées. Parallèlement, il aura goûté à plusieurs reprises à la Ligue des champions, et revêtu trois fois le maillot tricolore. Aujourd’hui, après un nouveau désaccord financier, Flamini est sur le marché. La Ligue 1, forcément, peut l’intéresser. Et réciproquement ?

Marseille : Au premier abord, on se dit qu’un retour de Flamini alors qu’Anigo est toujours au club est impensable. Mais voilà, Mathieu correspond au profil des joueurs recherchés par l’OM cet été. Les décideurs phocéens n’ont pas le budget illimité du rival parisien. L’absence d’indemnité de transfert pourrait donc faire réfléchir du côté de la Cannebière. Ajoutez à cela la côte de popularité toujours intacte du minot, après la saison 2003-2004 réussie, et vous trouvez le complément idéal à Alou Diarra et Benoit Cheyrou. C’est aujourd’hui la piste la plus chaude pour Flamini, qui serait déjà en contact avec le club.

Lyon : Voilà un club qui pourrait être intéressé. Sans doute bientôt privé du fidèle Kallström, Rémi Garde et sa direction font le tour du marché pour dénicher un joueur capable d’épauler le jeune Maxime Gonalons, et même de remplacer ce dernier. De plus, la formation rhodanienne a les capacités financières pour offrir à l’ancien milanais un contrat à la hauteur de ses espérances. Et puis Flamini pourrait apporter à cette équipe jeune, et parfois trop gentille, la dose d’agressivité qui lui manquait ces dernières saisons.

Lille : Les Dogues, devenus riches après la vente de Hazard, sont attentifs au marché. Problème pour Flamini, c’est au milieu de terrain que l’effectif nordiste est le plus fourni, avec les présences conjuguées de Mavuba, Balmont, Pedretti, Gueye et le petit nouveau Marvin Martin. Mais la participation à la prochaine Ligue des champions et la possibilité de faire évoluer l’ancien gunner sur le flanc droit de la défense pourraient convaincre Rudi Garcia de s’attacher les services d’un joueur d’expérience.