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Economie

Comment lASSE renfloue ses caisses

Comment l’ASSE renfloue ses caisses

A l’heure où les comptes des clubs de Ligue 1 doivent impérativement assainir leurs finances, Saint-Etienne ne veut plus être un mauvais élève. Les dépenses sont maîtrisées pendant que les rentes sont calculées à l’euro près.

Outre l’amélioration de l’effectif, c’est bien l’équilibre budgétaire qui est dans toutes les têtes. Les Verts semblent avoir retenu les leçons du passé, et ne laissent plus rien au hasard, pas même les clauses figurant dans les contrats des joueurs partants.

Lille et le PSG renflouent l’ASSE
En cédant Matuidi au PSG, les dirigeants stéphanois n’ont pas négligé une seule ligne du contrat. Ainsi figurait une clause qui stipulait que le club de la capitale devrait verser 500 000€ à Saint-Etienne en cas de qualification pour la prochaine Ligue des champions. Deuxième du championnat, le PSG a donc dû passer à la caisse. Idem pour le LOSC qui, en recrutant Dimitri Payet, avait accepté la même clause. C’est donc 1 million d’euros qui vient de tomber dans les caisses de l’ASSE, qui selon Le Progrès, aurait pu bénéficier de 500 000€ supplémentaires si l’OL de Bafétimbi Gomis avait accédé au podium de Ligue 1.

Les gros salaires recalés
Prêté par le Sporting du Portugal cette saison, Florent Sinama-Pongolle n’a pas réussi à confirmer un début de saison encourageant en raison de l’éclosion d’Aubameyang. Mais si les Stéphanois n’ont pas voulu le conserver, c’est bien son salaire qui était mis en cause. L’ancien international espoir français touchait effectivement 180 000€ par mois avec le Sporting, avec qui il lui restait un an de contrat. Sinama-Pongolle a donc quitté le chaudron malgré l’absence d’indemnité de transfert à payer pour les Verts, dont le plus haut salaire ne dépasse pas 100 000€ mensuel. Les « lofteurs » aux gros salaires que sont Monsoreau et Sanogo n’ont pas non plus été conservés. Pas de petites économies pour Saint-Etienne, qui ne brade pas non plus ses joueurs encore sous contrat.

Pas de vente au rabais
Principal exemple : le dossier Gelson. Prêté successivement au Chievo Vérone, à Leicester puis à l’Udinese, il ne figure pas du tout dans les plans de Christophe Galtier. C’est donc tout naturellement que l’ASSE aurait pu accepter de s’en séparer gratuitement en faveur du Sporting, d’accord avec le joueur. Mais les Verts ne réclament pas moins de 1,2 million d’euros pour un joueur qui ne porte plus le maillot vert depuis deux ans. Le club ne s’est pas montré plus généreux en ce concerne la vente de Lloris Néry. Formé au club, l’international espoir n’a pu fouler les pelouses de Ligue 1 qu’à 9 reprises cette saison en championnat. L’ASSE aurait donc pu résilier son contrat à l’amiable afin qu’il puisse rejoindre Valenciennes au plus vite. Fidèle à sa nouvelle politique, la direction stéphanoise a pourtant réclamé 800 000€ au club nordiste. Et le club ne s’est guère montré plus généreux en engageant sa première recrue.

Cohade, un recrutement malin
L’ancien bordelais était effectivement en fin de contrat avec Valenciennes. C’est donc libre que Renaud Cohade est arrivé dans le Forez. Prochaine cible, Romain Danzé, pour qui l’ASSE devra cette fois mettre la main à la poche. Mais les Verts ont encore une marge de manœuvre avec les dossiers de Bayal, Paulo et N’Daw (sans compter celui de Gelson) qui pourraient encore renflouer les caisses du club très prochainement. A Saint-Etienne, le dégraissage, c’est maintenant.

Eric Bethsy