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Debout dans la tempête

TFC : Capoue, ses stats qui font saliver les Bleus…

Etienne Capoue

A quatre jours de la liste de Didier Deschamps pour Italie – France, les internationaux sont scrutés à la loupe. Ce soir, il y en a un qui s’est illustré sur le terrain de Bordeaux, Etienne Capoue.

C’est LE joueur suivi à Toulouse depuis plusieurs saisons, et cette année, il éblouit souvent les observateurs. Face à Bordeaux, dans un match fermé, le volume de jeu de la pépite toulousaine a encore permis à son équipe de résister avant de céder sur le fil.
 

Ratisseur / Distributeur / Stabilisateur


On a vu très vite que Toulouse était dans un mauvais jour. Pas de rythme, peu d’impact offensif et une certaine stérilité malgré la possession équilibrée (51%). Heureusement, dans un milieu de terrain où Sissoko a été maladroit, Tabanou décevant et Didot dépassé, Etienne Capoue a joué les sentinelles. Le joueur qui a touché le plus de ballons sur le terrain, c’est lui, avec 83. Certes il en a perdu 10 mais il émarge encore à 88% de passes réussies. Si ce soir, il n’a pu se projeter vers l’avant, tant son équipe n’était pas équilibrée, il s’est rendu indispensable en protégeant sa défense. Le bonhomme a gratté la bagatelle de 16 ballons, autant d’attaques adverses avortées, suivies d’une relance propre. Un mur, un roc, une pieuvre tentaculaire qui s’est rendue précieuse aux quatre coins du terrain.
Cette saison, Etienne Capoue a pris la bonne habitude de faire ce dont son équipe a besoin. Quand il faut venir apporter sa puissance en transperçant les lignes adverses, il le fait. Quand il faut colmater les brèches, il est encore là. Son rayon d’action s’étend d’une surface à l’autre. Une rareté.
 


Un profil unique en bleu ?


Depuis quelques temps, le terme box to box fleuri un peu partout. Qu’est-ce que c’est au juste ? ce terme venu de Premier League désigne ses milieux de terrains capable de récupérer un ballon dans leur surface, de le relancer, et de venir terminer l’action dans la surface inverse. En France, ces joueurs sont rares. Abou Diaby en est un, quand il est apte à jouer au football, en est un. Capoue est l’autre spécimen tricolore. Blaise Matuidi peut aussi être employé ainsi mais sa palette technique est un peu moins large. Face à l’Italie, dans 10 jours, privé sans doute de Diaby et Mavuba, Didier Deschamps va peut être donner sa chance à Capoue. Histoire de voir si, dans un contexte hostile, les doutes se lèvent quant à son efficacité au haut niveau. Car oui, Capoue ne joue « que » à Toulouse. Mais il y est brillant, il y est le patron, il y a de la pression interne et externe du fait de son statut d’international. Alors si c’est pour partir cirer un banc en Angleterre, mieux vaut rester le patron chez soi. Le temps joue en sa faveur, et la fenêtre en Bleu pourrait lui permettre d’y mettre le nez, et de bousculer la hiérarchie.

Par Ryad Ouslimani