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Fashion day

PSG - Montpellier : une question de style…

Louis Nicollin

Paris et Montpellier s’affrontent ce dimanche. Une opposition de style pour deux écuries diamétralement opposées, dans tous les compartiments du jeu...


 

LES BOSS


NASSER
Fraîchement auréolé de son titre de « personnalité sport-business de l’année 2011 », Nasser Al-Khelaifi a fait une entrée très remarquée dans le football français, malgré sa relative discrétion. Endimanché d’un costard noir, qu’il accompagne systématiquement d’une liquette blanche, le Directeur Général d’Al Jazeera Sport a la classe. Et même quand il porte les effets traditionnels qataris (blouse de prof’ de chimie et spartiates en cuir), le boss du PSG conserve toute sa prestance. Dans le prochain duel face à Montpellier, malgré la concurrence de Loulou Nicollin, Nasser offre une avance aux Parisiens. D’un cheveu, mais court avantage tout de même…


LOULOU
Avec un verbe comme le sien (« Si quelqu’un met des sous, j’avale pas, mais presque »), Louis Nicollin est l’une des personnalités préférées des journalistes. Sa gouaille, tant autant que son imagination et ses figures de style, ne lassent pas ses plus grands fans, dont le 10 Sport fait bien évidemment partie. Dur sur l’homme, Loulou pêche toutefois dans la finition : pas de costard, pas de Ray-Ban et pas d’Émirati en soutien pour s’offrir les gros poissons du marché. Même Gignac n’est pas à sa portée.


L’avis de Mathieu Le Maux, journaliste à GQ : « Joli duel pour commencer : la maille contre la gouaille ! Le président de la ville contre celui des champs. Le discret donateur dont on ne sait presque rien contre la grande gueule que tout le monde connaît. Avec sa gourmette, son polo et sa décontraction, Loulou ne rivalise pas avec Nasser, toujours classe. 1-0 pour Paris »


 

LES HOMMES DU PRÉSIDENT


LEONARDO
Avec juste un prénom dans les poches, Leonardo a réussi à se faire un joli nom dans le milieu du foot. Jusqu’à faire oublier qu’avant, une tortue régnait en maître sur son patronyme… Mais la véritable performance du directeur sportif brésilien, c’est de pouvoir mener plusieurs projets à la fois : celui du PSG (Ligue 1 puis Ligue des champions) et sa propre carrière (Inter Milan, été 2012). Une prouesse qui n’altère en rien sa coupe de cheveux. Un profil Delahoussien (JT, France 2) qu’il complète d’un accent à faire tomber les minettes. Grâce à lui, l’écart se creuse dangereusement entre Paris et Montpellier…


MICHEL
Michel Mézy n’est pas directeur sportif, simple conseiller du Président. Mais Michel traîne ses guiboles depuis 32 ans au MHSC ! Une longévité, à laquelle il faut rajouter 17 sélections en équipe de France et un stade de foot à son nom (Oui Monsieur, au Grau-du-Roi. 3 500 places). En retrait depuis plusieurs saisons, Michel reste un rouage important de la Paillade. Il est notamment à l’origine de la venue de l’entraîneur actuel, René Girard.


L’avis de Mathieu Le Maux, journaliste à GQ : « C’est un duel identique, dans une catégorie différente. Leonardo, c’est l’homme qui revient en France, beau-gosse, polyglotte. Il est capable d’être sur le terrain, avec les joueurs, comme de discuter avec les hautes-sphères. En face de lui, un Michel Mézy grognard, un peu marlou, la clope au bec. 2-0, facile »


 

LES COACHS

CARLO
La (nouvelle) star du PSG n’est pas sur le terrain mais sur le banc. Carlo Ancelotti, Champion’s League 2003 et 2007 au-dessus de sa cheminée, symbolise aujourd’hui ce que devrait représenter le PSG de demain, à savoir une usine à starlettes affamées de trophées. En attendant les Galactiques de Paris, l’Italien patiente avec Ceara, Camara et Bodmer. Et le grand écart ne fait, pour le moment, pas trop de dégâts puisque Carlo n’a pas encore connu la défaite en France.


RENÉ
René Girard est un homme de caractère. Suffisamment pour faire oublier à la France qu’un homonyme anthropologue siège à l’Académie Française depuis 2005. Costaud, le « Néné »… Mais n’allez pas lui dire, il risquerait de s’énerver. Sanguin, le banni de la FFF prend calmement sa revanche en positionnant Montpellier en tête de la Ligue 1. Un bilan plus que bon, qui aurait pu être parfait, sans les survêtements. Et les gros mots.


L’avis de Mathieu Le Maux, journaliste à GQ : « Ils sont dans la même catégorie d’âge (52 et 57 ans) et pourtant, ça ne saute pas aux yeux… Ancelotti, c’est un peu David Lynch avec 20 kilos en plus, la classe. Girard, je l’ai rarement vu en costard. Si Montpellier accroche la Ligue des champions, il va devoir s’y mettre. Comme Deschamps : nouvelle coupe de cheveux et ciao le survêt’ ! »


 

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