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Politique factice

Psg les jeunes en cage

le10sport

Le PSG vient de faire prolonger jusqu'en 2012 Younousse Sankharé, l'un des espoirs de l'effectif, à l'instar de N'Goyi, Maurice ou Arnaud ces derniers mois. Très bien, mais dans quel but ? A part Sakho, aucun d'entre eux ne bénéficie d'un temps de jeu suffisant pour exploser à Paris...

Les futures stars du Parc... Voilà comment on qualifiait au PSG la génération championne de France des 18 ans en 2006. Aujourd'hui, seul Mamadou Sakho a obtenu un statut de titulaire au sein de l'équipe francilienne. Les N'Goyi, Chantôme, Sankharé ou Boli, quand ils ne sont pas prêtés, cirent le banc parisien. D'autres, voyant qu'ils n'auraient jamais véritablement leur chance, ont préféré partir, comme N'Gog, Mabiala ou Mulumbu. Alors pourquoi Paris s'échine-t-il à proposer des contrats longue durée à ces jeunes, bien que le club sache pertinemment qu'ils sont voués à jouer les doublures en équipe première ?

Une politique peu rentable
On peut déjà penser que le PSG surestime cette génération, qui n'a jamais atteint la finale de la Coupe Gambardella, la compétition où l'on découvre les grandes années au niveau de la formation dans un club. C'est peut-être aussi une façon pour les Rouge et Bleu de justifier leur nouvelle politique annoncée en grande pompe il y a quelques années : les jeunes au pouvoir ! En résumé, intégrer un maximum de jeunes dans l'effectif, leur faire signer des contrats, même s'ils n'ont pas forcément le niveau pour éclore en Ligue 1. A moins que Paris ne cherche à imiter la méthode Aulas : former des joueurs pour les revendre ensuite au prix fort. Sauf qu'entre la vente pour 8 millions d'euros d'un Loic Rémy et celle pour 500 000 euros de Yussuf Mulumbu, il y a un monde... Ces prolongations en série sont aussi pour un PSG en manque de moyens la seule façon de construire un banc de touche sans trop puiser dans le portefeuille. Alors, Paris est-il un vrai club formateur où les jeunes ne sont-ils qu'une roue de secours ?

Excepté Sakho, les jeunes pousses parisiennes ont-elles le niveau Ligue 1 ?