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Le Cris du désespoir

OL Cris mort pour le football

Blessé chronique depuis un an, Cris qui a régulièrement recours aux infiltrations, semble définitivement perdu pour le football. Sa volonté et son courage ne devraient rien y changer.

Depuis le limogeage de Claude Puel et l’intronisation de Rémi Garde, un vent de renouveau souffle sur l’Olympique Lyonnais. Une seconde jeunesse dont n’a pas bénéficié Cris. Victime d’une lésion aux ischios-jambiers début août, le Brésilien n’a disputé qu’une seule rencontre depuis le début de saison. « Cette blessure va lui faire du bien, assure son ancien coéquipier Grégory Coupet. Elle va lui permettre de faire un break, de bien souffler. » Pourtant depuis un an, le défenseur central de l’OL, habitué à passer plus de temps à l’infirmerie que sur les pelouses (voir ci-contre), a eu tout le loisir de se refaire une santé. Visiblement sans succès.

Un recours aux infiltrations répété

Convalescent chronique, Cris ne s’est en fait jamais vraiment remis de sa rupture des ligaments croisés en 2007. Il aurait d’ailleurs depuis un long moment recours aux infiltrations pour masquer ses douleurs et lui permettre de participer au peu de match auxquels il prend part. « Le recours aux infiltrations est fréquent », avance Jean-Jacques Amprino, l’ancien médecin de l’OL. « On l’a tous fait », corrobore Grégory Coupet. « Elle permet de soulager le joueur de plusieurs semaines à plusieurs mois, poursuit le Dr Amprino. Si on la pratique de deux à trois fois par saison, il n’y a pas d’effets secondaires. Mais il ne faut pas trop en abuser. »


Une opération qui accroît les blessures

Un remède courant qui met tout de même en évidence une indéniable fragilité musculaire et articulaire. « Après une opération de ce type, l’usure des cartilages va être accélérée. Les surfaces articulaires vont s’user plus rapidement. Et se faire opérer des croisés à 20 ou 30 ans, ce n’est pas la même chose, explique l’ancien médecin de l’OL. Ca entraîne également des modifications d’appuis et un phénomène de compensation. Inconsciemment, le corps va protéger le muscle ou l’articulation endommagée. D’où un risque de blessures plus important. »

- Récapitulatif des blessures de Cris depuis un an :

15 août 2010 : déchirure aux ischio-jambiers de la cuisse gauche. Indisponibilité : 1 mois et demi

17 octobre 2010 : déchirure à la cuisse gauche. Indisponibilité : 3 semaines 

13 novembre 2010 : tendinite au genou gauche. Indisponibilité : 2 semaines 

12 décembre 2010 : blessure aux adducteurs. Indisponibilité : 1 mois 

27 février 2011 : tendinite à la cuisse gauche. Indisponibilité : 2 semaines 

27 avril 2011 : blessé au thorax. Indisponibilité : 1 semaine

10 août 2011 : lésion de l’ischio-jambier droit. Indisponibilité : 1 mois

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