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Salut l’artiste

Comment lOL a débarqué lhéritier de Cris

Jean-Michel Aulas

Avant de penser à enrôler Milan Bisevac, les Gones disposaient d’une solution interne assez étonnante pour remplacer Cris, parti avec quelques heurts en Turquie, à Galatasaray. Ils l’ont laissée filer.

Aly Cissokho a des talents cachés que les 15 millions d’euros lâchés par l’OL au FC Porto en 2009 pour le recruter auraient pu aider à déceler. Et pourtant, ni Claude Puel, ni Rémi Garde n’ont pris le temps suffisant pour le tester… en défense centrale ! Devant les carences et défections des axiaux rhodaniens ces deux dernières saisons, ils avaient toute la latitude pour le faire mais ont laissé filer l’aubaine.

Rami pourra souffler
Belle erreur surtout quand on voit comment Cris, viré comme un mal propre et qui a su rebondir depuis à Galatasaray, a tiré sur la corde alors qu’il n’était pas toujours à 100% physiquement. Au FC Valence, Mauricio Pellegrino n’a pas attendu autant de temps pour tenter l’expérience. Affaibli par un roulement qui s’annonce étroit à ce poste-clé, avec Adil Rami et Ricardo Costa, l’entraîneur « Ché » a donc placé Cissokho en défenseur central, côté gauche, lors d’un match amical contre l’équipe de Ribarroja.

Cissokho impressionne dans l’axe
 A ses côtés évoluait Victor Ruiz tandis que Jérémy Mathieu a récupéré le flanc gauche de la défense. Tout au long de la rencontre, l’ancien Gone a été impérial. Il a trouvé des repères très rapidement dans le match, verrouillant parfaitement l’axe, usant de sa vélocité et allant aux contacts sans rechigner. Titulaire lors des sept dernières sorties de Valence, comme latéral gauche, Cissokho a donc déjà marqué de gros points dans l’esprit de ses dirigeants. Peut-être déjà plus qu’en trois ans à Lyon.