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Interview

Ciani Aujourdhui personne ne joue pour sa gueule

Avant de retrouver son ancien club, le FC Lorient, le défenseur des Girondins de Bordeaux, Mickaël Ciani, s'est confié au 10Sport. Blanc, Tigana, Gourcuff, l'équipe de France. Il n'élude aucun sujet.

Deux victoires, un nul, l'atmosphère doit être un peu moins pesante du côté du Haillan en ce moment...

Oui, ça va mieux. Ça va beaucoup mieux même si l'on aurait aimé revenir de Caen avec la victoire en poche. Malgré tout, il n'y a pas de défaite, cela fait deux matchs que l'on n'a pas encaissé de but. C'est intéressant, il faut continuer sur cette voie.

Y a-t-il une raison qui fait que ça va mieux aujourd'hui ?

Sans doute que tout le monde joue un petit peu plus pour les autres. Ces derniers temps, personne ne jouait pour sa gueule et chaque joueur se battait pour le collectif.

Ça fait quelques semaines maintenant que vous côtoyez Jean Tigana. Qu'est-ce qu'il vous apporte de plus que Laurent Blanc ?

Question difficile... La discipline tactique est une de ses priorités, mais il faut tout de même reconnaître qu'il a plus de temps. Avec Laurent Blanc, on jouait tous les trois jours avec beaucoup de rencontres. Mais c'est vrai qu'il est plus à cheval dans le domaine tactique que Laurent Blanc, avec beaucoup de sérieux et de rigueur dans le jeu.

Vous retrouvez Lorient ce week-end. C'est toujours un moment particulier pour vous ?

Oui, oui... (pas convaincu) Mais il ne faut pas se focaliser sur ça. Avec l'expérience, on sait comment gérer ce genre de match. Quand on est jeune, on a l'envie de bien faire face à son ancien club et ça se passe souvent mal donc il faut prendre cela comme un match comme les autres. Ça fait deux ans que je suis parti maintenant...

Lorient, c'est surtout Christian Gourcuff. Vous avez connu le père, et son fils Yoann à Bordeaux. Avec lequel vous avez les meilleurs souvenirs ?

Avec Christian. J'ai passé trois ans avec lui, c'est lui qui m'a lancé en Ligue 1, c'est lui qui m'a donné beaucoup de confiance et m'a fait progresser.

Un petit mot sur l'équipe de France et la défense version Laurent Blanc. Le duo Mexès-Rami a pris une longueur d'avance. Vous le comprenez ?

Ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question. Moi, je veux y être, j'espère y être, je fais mes matchs. Après, le gros handicap cette saison est l'absence de coupes d'Europe car cela reste une vitrine pour l'équipe nationale. A moi de faire de bonnes prestations en championnat, même si au final je n'ai pas le dernier mot. Quand on a goûté à une sélection, on a toujours envie d'y être et d'être dans la prochaine. Après, c'est lui (Laurent Blanc) qui fait ses choix. C'est la loi du football et de la concurrence. Mais j'essaierai toujours d'être à la hauteur pour les concurrencer.

Retrouvez l'interview de Mickaël Ciani dans son intégralité dans l'édition papier du 10 Sport, en kiosque depuis vendredi.