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La piqûre, c’est tabou

Le foot se dope

Le très médiatique docteur Jean-Pierre de Mondenard publie un livre sur le dopage dans le monde du football. Un opus cinglant sur le monde fourbe du ballon rond où le mot dopage est peu usité, mais où la pratique existe bel et bien.

Jean-Pierre de Mondenard n’en est pas à son premier opus sur le monde du dopage. Les cyclistes sont habituellement ses cibles. Cette fois, c’est le monde du football qui en prend pour son grade. Le docteur tient à mettre au jus les supporters les plus naïfs. Oui, les footballeurs se dopent. Pas besoin d’en expliquer les raisons. Dans une rapide interview publiée sur le Point, Jean-Pierre de Mondenard précise : "Dans les vestiaires, on parle de "produits de récupération", jamais de "dopage". On se cache derrière les mots. Le paradoxe, c'est que quasiment tous les joueurs disent ouvertement s'injecter des vitamines juste avant une rencontre ou même à la mi-temps, alors que, pour le coup, il est médicalement démontré que l'effet est quasiment nul sur le match en cours. En revanche, les dopants qui seraient inefficaces dans le foot le sont partout ailleurs ! Difficile à croire..."

"Ce soir, piqûre pour tout le monde"

Ainsi donc, les footeux se dopent. Comme les autres devrait-on dire. Mais que mettent-ils dans leur seringue. "Dans le foot comme dans le cyclisme, il y a une culture de la piqûre, explique Jean-Pierre de Mondenard. À la grande époque de l'OM, sous Tapie, il y avait dans les vestiaires un tableau noir sur lequel était écrit : "Ce soir, piqûre pour tout le monde." Et Éric Cantona avait ajouté : "sauf pour Cantona". Dans le foot, on trouve surtout des anabolisants, des stimulants, des transporteurs d'oxygène qui permettent de courir sans être essoufflé et surtout de tenir le dernier quart d'heure."

Dopage dans le football. La loi du silence. (aux éditions Jean-Claude Gawsewitch, 19,90 euros).

Interview de Jean-Pierre de Mondenard sur Le Point.fr