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Autoroute vers la gloire

Euro 2012 : Ronaldo en route pour le Ballon dor

Cristiano Ronaldo

En claquant son 3e but de l’Euro et en sortant une prestation aboutie face à la République tchèque, Cristiano Ronaldo a marqué des points dans la course au Ballon d’Or. Suffisant pour déloger Lionel Messi ?

CR7 réalise ce qu’on attend d’une star
Au Real Madrid, Cristiano Ronaldo possède le surnom de « Maquina », comprenez la « machine ». Après une sortie manquée devant le Danemark, c’est exactement ce qu’il est redevenu. Aérien, efficace, spectaculaire, Ronaldo a repris sa boulimie et a tout emporté sur son passage : 3 buts en 2 matchs décisifs, 4 poteaux… Un vrai top joueur, qui se hisse au niveau où tout le monde l’attendait. « Il réalise la compétition qu’on peut attendre d’un grand joueur, hors normes, constate Vincent Machenaud, journaliste de France Football habitué à traiter les Ballons d'Or. S’il continue comme ça, il peut clairement viser le Ballon d’or. Il commence à avoir de solides arguments ».

Une com’ huilée, une image maîtrisée
Le manque d’humilité de Ronaldo est son talon d’Achille et il l’a bien compris. Parfois maladroit dans sa communication, CR7 a tourné les talons à cette image de crack présomptueux. Malin, il a réussi l’énorme coup de com’ de diffuser l’anecdote narrant son aide financière du traitement d’un enfant malade aux Etats-Unis. Timing parfait. Mieux, c’est lui qui a répondu à la presse après le nul face à l’Allemagne alors que le groupe lusitanien s’y était refusé. Enfin, alors que d’autres champions cocoonent avec leur Wag (Casillas a visité la mer Baltique avec Sara Carbonero, Wayne Rooney a affrété un avion hors de prix pour se rendre en Ukraine), Ronaldo a préféré tenir Irina Shayk à distance raisonnable, à New York.

Des efforts sur le terrain, des vrais
Sur le terrain, ses progrès sont visibles dans la gestion de ses matchs et sa relation aux autres. Face à la Tchéquie, par exemple, il a houspillé une seule fois Postiga pour une passe ratée mais a ensuite passé son temps à féliciter ses partenaires et leur taper dans le dos. Le coéquipier modèle, en somme. « Certains diront qu’il doit encore chasser ses vieux démons, admet Machenaud. Face aux Tchèques, il a peut-être été un peu égoïste sur une ou deux occasions mais il a fait de sacrés progrès. Pour le moment, il est LA star de cet Euro ». Il faut dire aussi que les Gerrard, Benzema, Ozil ou Xavi ne semblent pas constituer de réelles menaces pour le reléguer dans l’ombre.

Une demie suffisante pour coiffer Messi ?
Que le Portugal soit en demi-finale d’un tournoi majeur ne peut pas finir de combler l’appétit de Ronaldo. La question est de savoir si la Selecçao doit gagner l’Euro pour être sûr d’être Ballon d’or ? Probable que oui, tant Messi a placé le curseur haut cette année en termes de stats personnelles. « Avant, les journalistes votaient mais cela a changé, précise Machenaud. S’il s’agissait seulement d’eux, il est probable qu’il soit élu sur la saison qu’il a fournie, avec son palmarès, sa régularité. Mais là, c’est différent. Peut-être qu’une demi-finale sera suffisante mais s’il veut aller en finale, la gagner en inscrivant un triplé, il ne faut pas qu’il se gêne. » Le pire, c’est que vu sa forme étincelante du moment et son envie de reléguer Messi, il en serait bien capable.