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Foot - Étranger

Étranger : « Le Qatar peut devenir une prison à ciel ouvert »

Abdeslam Ouaddou

Bloqué contré son gré par son club pendant six mois au Qatar, Abdeslam Ouaddou est évidemment révolté par les méthodes utilisées. Le Marocain souhaite une prise de conscience du pays qatari avant la Coupe du Monde 2022.

Dans le sillage de l’affaire Zahir Belounis retenu dix-sept mois au Qatar par son club en raison d’un différent salarial, Abdeslam Ouaddou s’est également exprimé sur le sujet dans 20 minutes. L’ancien défenseur nancéien a, lui aussi, vécu comme « un otage » dans le pays qatari pendant six mois, sans le moindre revenu financier reçu par son club. Avant cela, Ouaddou avait évolué dans ce championnat durant deux saisons jusqu’à ce que sa formation ne décide de rompre leurs accords sans véritable raison. Pour autant, le Marocain ne part pas dans l’intention de « tirer sur le Qatar » mais dans celle de « le faire évoluer ».

« ON A ÉTÉ ABSORBÉ PAR L'IMAGE QUE LE QATAR À REUSSI À SE FORGER »

Afin de prévenir tout joueur qui déciderait de se lancer dans cette aventure au Moyen-Orient, Abdeslam Ouaddou partage son expérience. « On a été absorbé par l’image que le Qatar a réussi à se forger à coups de milliards. Bravo à eux, ils ont bien réussi leur coup. Malheureusement, là-bas, la vérité est tout autre. » Attirés par les contrats exorbitants, de nombreux joueurs se laissent tenter par l’expérience. Côté sombre de l’histoire, ces clubs sont souvent gérés par des membres de la famille régnante qui, parfois, n’hésitent pas à utiliser des méthodes peu conventionnelles pour s’en débarrasser dès lors qu’ils ne sont plus désirés par leur entraîneur.

« C'EST TOUT UN SYSTÈME QU'IL FAUT REMETTRE EN CAUSE »

Malheureusement, Ouaddou et Belounis ne sont pas les seuls à avoir vécu cette terrible expérience. « Il y a beaucoup de joueurs à qui c’est arrivé. Certains ont accepté de s’asseoir sur leurs droits et sont repartis. D’autres vont devant les tribunaux ou devant la cour de justice de Doha, ce qui n’est pas trop conseillé selon moi. Imaginez, vous partez en conflit avec des membres de la famille régnante… C’est tout un système qu’il faut remettre en cause. Ca peut devenir une prison à ciel ouvert. » Organisateur de la Coupe du Monde 2022, le Qatar voit son image ternie par ces affaires qui surgissent les unes après les autres au grand jour.

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