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Le maillot de Trezeguet detruit par les douanes

C'est l'histoire d'un collectionneur français, Olivier Démolis, qui pensait récupérer une pièce ultime pour sa collection : le maillot de la finale du Mondial 98 de David Trezeguet. Sauf que les douanes françaises l'ont brûlé...

L'histoire est racontée par le Dauphiné Libéré et reprise aujourd'hui par de nombreux médias. C'est l'histoire d'Olivier Démolis, un collectionneur haut-savoyard, victime de la petite mésaventure suivante.

Inutile de rappeller le prix d'un maillot de joueurs de football, surtout lorsqu'iol s'agit d'une tunique portée par un Bleu lors de la finale de la coupe du Monde de 98 entre la France et le Brésil. « Il n’en existe que six en circulation, explique Olivier. Un Zidane, un Trezeguet, un Desailly, deux Guivarc’h et un Boghossian. »

Le "Trezeguet" détruit

Et aujourd'hui, il n'en reste plus que cinq. Car “le Trezeguet” a été détruit en novembre dernier. Le maillot bleu au numéro 20 a en effet été mis en vente en fin d’année dernière sur eBay, par un vendeur spécialisé brésilien. Une aubaine pour Olivier Démolis, qui rêvait de pouvoir compléter sa collection avec ce “Graal” du collectionneur.

Olivier Démolis et le vendeur tombent d’accord sur une enveloppe de 7 350 € : « 3 350 € plus deux maillots de ma collection : un Anelka de l’équipe de France et un de Grichting, d’Auxerre, d’une valeur de 4 000 € pour les deux. »

Le maillot est donc finalement envoyé par Chronopost depuis le Brésil. Lorsque le colis arrive en Haute-Savoie, il téléphone au dépôt de La Balme-de-Sillingy pour prévenir qu’il passera le chercher en mains propres.

La douane se saisit du colis

Le 16 novembre 2010, le grand jour est arrivé. Il se présente au guichet à 11 heures, mais on lui annonce que la douane a saisi le paquet à 5h30 du matin. « Je leur ai dit que je passerais dans l’après-midi le récupérer… »

Et la mauvaise nouvelle tombe : « Lorsque je suis repassé, on m’a dit que le maillot avait été détruit pour contrefaçon par les douaniers. J’étais fou. »

Une affaire qui va aller aux oreilles de Sarkozy

Depuis, Olivier se bat pour obtenir réparation. Il a même écrit à Nicolas Sarkozy, au président de la FFF Fernand Duchaussoy et à David Trezeguet lui-même. En janvier, il a pris un avocat pour plaider sa cause et obtenir réparation.

Car au-delà du préjudice financier, c’est surtout un rêve de “grand gosse” qui vient de partir en fumée. Olivier veut savoir comment les agents des douanes ont pu détruire aussi vite son maillot, sous prétexte que les coutures étaient de mauvaise qualité.

La justice devra donc trancher. Mais une chose est sûre, le maillot, lui, n’existe plus et n’apportera donc aucune explication à toutes ces interrogations.