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ASSE : Ruffier et Brandao, deux cas à part

Ruffier et Brandao

Ce soir, l’AS Saint-Etienne n’entend pas brader son 16e de finale de la Coupe de la Ligue à Lorient. Deux hommes, Stéphane Ruffier et Brandao, sont au cœur des débats avant ce rendez-vous capital. Pourquoi ?

Le cas Stéphane Ruffier :
La saison dernière, le portier basque avait explosé dans les cages stéphanoises, laissant aucune chance à Jérémie Janot d’être titulaire. Spectaculaire, dur au mal, bosseur et fort en gueule (sur le terrain), Ruffier était clairement dans l’antichambre de l’équipe de France. Depuis le début du présent exercice, Stéphane Ruffier ne réalise pas de mauvais match, c’est juste qu’il n’est plus décisif. A Montpellier, il ne pouvait rien faire devant Camara. Face à Sochaux, sur le retourné de Doubaï, il a encaissé l’un des plus beaux buts de sa carrière. Frustrant.

D’ailleurs, face à ces mêmes Lionceaux, on aura noté sa position très avancée qui ne l’aide pas vraiment à s’interposer. « C’est un travail qu’il fait avec Fabrice Grange, confirme Christophe Galtier dans Le Progrès. Il va plus loin de sa cage chercher le ballon. C’est un choix pour soulager nos défenseurs et relancer plus vite. Cela engendre des risques mais ça ne m’inquiète pas ». Finalement, devant les défections dans le secteur défensif, Ruffier est considéré comme un « 5e défenseur », ce qui peut expliquer ses tâtonnements du moment.

Le cas Brandao :
Pour le moment, Brandao n’a eu que peu d’opportunités de se montrer sur le front de l’attaque stéphanoise. Barré par l’excellent Pierre-Emerick Aubameyang, le buteur brésilien a disputé trois bouts de match en sortie de banc pour aucun but et une activité encore trop hasardeuse. En réalité, ses appels, son jeu dos au but et ses trajectoires de courses ne sont pas encore bien assimilés par ses coéquipiers. Christophe Galtier, qui le côtoie au quotidien, a conscience de ses qualités et de son état d’esprit mais sait que le temps d’adaptation purement footballistique sera long.

« Il manque encore un peu d’explosivité mais j’ai discuté avec lui et les joueurs qui pourraient opérer autour de lui, analyse-t-il dans Le Progrès. Il peut apporter de la variété dans notre jeu. Il va lui falloir un temps de jeu plus important, cela commence à le démanger. Il y a comme des punaises sur le banc quand il y est ». Aura-t-il une vraie chance de titulaire ce soir en Coupe de la Ligue sur l’exigeante pelouse synthétique du Moustoir, où le jeu aérien est une arme redoutée ? Possible.