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Pourvu que ça dure

NBA : Cette french connection qui cartonne

Ils sont 11 et représentent le plus gros contingent d’étranger en NBA. Depuis le début de saison, les têtes de gondole des tricolores aux Etats-Unis brillent, et d'autres pointent le bout de leur nez.

La saison NBA n’est vieille que d’une semaine, mais s’il y a une leçon à en tirer, c’est bien les performances des français. Noah, Parker et Batum étaient attendus, mais le « petit » Seraphin aussi, est en train de faire ses preuves.


Les Spurs made in France


Ils sont trois à avoir planté le drapeau français près de Fort Alamo. San Antonio est un véritable bastion, dont Tony Parker a été le pionnier. Arrivé en 2001, triple champion et MVP des finales 2007, il est un joueur clé du système Popovich. Il est accompagné depuis l’hiver dernier de l’autre homme charismatique de la balle orange, Boris Diaw. Capitaine des Bleus, joueur polyvalent, il a trouvé un environnement parfait pour exister. Deux cadres de ce sport en France, qui ont été rejoints par un magicien, Nando De Colo. Joueur atypique, talentueux et instinctif, il s’est imposé en Espagne, à Valence, avant d’arriver aux Spurs. A 22 ans, il vivra sans doute une saison d’apprentissage, mais le talent est réel et sa créativité trouvera des moments pour s’exprimer.


Après 5 matchs, les frenchies  du Texas vont bien. Parker tourne à plus de 14 points de moyenne, et a été décisif lors des trois premiers matchs. Boris Diaw est quant à lui libéré. Dans un système hyper collectif, son altruisme s’épanouit. Avec 27 minutes de temps de jeu moyen, Gregg Popovich montre qu’il a besoin de son intérieur-meneur. Nando De Colo, comme prévu, a très peu joué mais il aura sa chance.

Les lieutenants et le « petit jeune » assurent

Petit plus cette saison, Parker reçoit des renforts dans la catégorie statistique. Joakim Noah est même à ce jour le meilleur scoreur des Bulls de Chicago, avec 16 points de moyenne, qui accompagnent ses 8 rebonds. Star aux Etats-Unis depuis ses titres universitaires avec Florida, joueur majeur d’un des plus gros marché américain, « Jooks » fait un départ canon.
A l’autre bout des USA, un ailier fin et aérien explose. Nicolas Batum, qui a signé un contrat de 44 millions de dollars, est en train d’assumer un rôle de leader chez les Portland Trailblazers. Avec 15 points et 5 rebonds en 40 minutes, l’ancien manceau montre qu’il veut justifier l’argent investi par sa franchise. Mais la question se pose quant à sa capacité à enchaîner ce genre de performances sur 82 matchs, surtout si les défenses adverses commencent à le cibler.
Cible que devrait devenir Kevin Seraphin. Même si son équipe de Washington n’a joué que deux matchs, le Français y a brillé avec 17 points et 8 rebonds en 32 minutes de jeu. Même si on ne va pas attendre de résultats probants de la part des Wizzards, l’intérieur formé à Cholet aura au moins l’opportunité de jouer beaucoup, et de faire ses preuves. S’il arrive à être aussi rentable sur l’ensemble d’une saison, ce sera le jackpot pour lui et pour l’équipe de France. En effet, l’Euro 2013 viendra couronner la saison, et si ces joueurs gardent le rythme et la confiance, on pourrait bien avoir une belle surprise.

Par Ryad Ouslimani